Le sénateur
Jean-Michel Baylet, président du
Parti radical de gauche (PRG), a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le
Taser, alors que son importateur français s'en est pris à la maire
PS de Lille
Martine Aubry qui avait évoqué sa dangerosité.
"Les pressions judiciaires qu'exercent la société qui commercialise les armes Taser (pistolets à impulsions électriques, ndlr) sur les responsables politiques français qui s'interrogent sur la dangerosité de ces matériels deviennent parfaitement inadmissibles dans une démocratie", déclare M. Baylet dans un communiqué.
"Compte-tenu de la gravité de faits qui font polémique, je réclame la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur la dangerosité et l'utilisation des Taser", ajoute-t-il.
L'importateur français du Taser,
SMP Technologies, a annoncé mardi avoir sommé par huissier Mme Aubry de s'expliquer après ses déclarations sur "le danger" de cette arme qui aurait fait selon elle "290 morts en Amérique du Nord".
SMP Technologies a par ailleurs assigné en diffamation
Olivier Besancenot et le
Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H), pour avoir aussi affirmé que l'arme avait causé des morts aux Etats-Unis. Le procès du porte-parole de la
Ligue communiste révolutionnaire devrait avoir lieu le 20 octobre à Paris devant la 17e chambre civile
Source : AFP 10 octobre 2008
NDLR: Déposée vendredi 10 octobre, la demande de commission d'enquête parlementaire revêt une dimension d'autant plus actuelle depuis la mise en garde à vue du PDG de Taser France dans le cadre de l'affaire d'espionnage dont a fait l'objet le leader de la LCR, révélée par la presse française dans la journée du 14 octobre.
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L'Express