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note nationale
Comment faire et être une "Grande-Petite France" ?
Dimanche 17 Janvier 2010
Suite à la note inquiète produite ci-dessous, je peux dire que le problème de notre belle France est simple. Il nous faut d'abord assimiler (et ce n'est pas fait) que notre pays sera, sous 10 ans, derrière 10 autres "nouveaux grands pays". Naturellement, ce constat devra être tempéré en termes de zones économiques au double titre de la zone euro et de l'Union économique.
Cependant, la zone culturelle, "politique" et économique que constitue la France demeurera avec ses institutions, sa population, sa langue, ses habitudes... La place de la France continuera de se poser, l'affaiblissement perpétuel de l'Etat par le marché, les institutions locales, l'Europe (l'Union) et les institutions internationales (apparition d'une gouvernance mondiale). L'objectif d'avoir des villes et villages et mégapoles compétitives demeurera... pardon... tout cela n'est-il pas évidence ?
Le double phénomène de l'affaiblissement et de la survie pourrait amener l'Etat à tenter une politique sélective. Il ne pourrait plus assurer un développement aussi soutenu qu'aujourd'hui en tous domaines. L'Etat jouerait alors un jeu de sélection sévère pour porter les domaines susceptibles d'être en vue au plan mondial. Seuls seraient financés . Fini les petits arrangements entre élus locaux qui tirent des financements et subventions pour un peu tout. On peut se demander si ce qui se fait en matière de financement universitaire n'est pas la préfiguration d'une telle politique (sélection de 12 pôles, on a vu également cela avec les pôles de compétitivité)..
En tout cas, au plan abstrait et général, pour notre avenir, le problème ne serait plus de trouver un grand homme à la taille d'un grand pays puisque grand pays il n'y aurait objectivement plus. Il y aurait alors à trouver l'homme discret et judicieux qui sait faire les choix pertinents en phase avec les différents acteurs. Alors que l'Etat était "géré" par des lois politiques et structurantes, l'Etat produirait des lois de gestion économiques. Toute la question sera alors de redéfinir ce qu'est le champ politique dans un monde où un G20 peut soudainement prescrire à 100 pays de se mettre au diapason d'une série de règles adoptées en sommets.
Dans ce jeu, on le décrit ci-dessous dans une note sur les mégapoles, celles-ci auront un rôle particulier. Elles tisseront un réseau original, des compétences et métiers spéciaux porteurs au plan international. Cet aspect est un sur dix des grandes mutations qui s'annoncent et on n'ira pas plus loin dans la réflexion.
L'Etat qui était devient tout autre chose, ce qu'il faut dire au public à défaut de courage des élus pour l'annoncer aux citoyens. Assurément, le champ politique ne sera pas aboli, mais que voudra-t-il dire ? Que pourra-t-il dire ? Que peu de personne s'en inquiète et dresse de perspectives pour la gestion publique de demain est assez inquiétant...
Cependant, la zone culturelle, "politique" et économique que constitue la France demeurera avec ses institutions, sa population, sa langue, ses habitudes... La place de la France continuera de se poser, l'affaiblissement perpétuel de l'Etat par le marché, les institutions locales, l'Europe (l'Union) et les institutions internationales (apparition d'une gouvernance mondiale). L'objectif d'avoir des villes et villages et mégapoles compétitives demeurera... pardon... tout cela n'est-il pas évidence ?
Le double phénomène de l'affaiblissement et de la survie pourrait amener l'Etat à tenter une politique sélective. Il ne pourrait plus assurer un développement aussi soutenu qu'aujourd'hui en tous domaines. L'Etat jouerait alors un jeu de sélection sévère pour porter les domaines susceptibles d'être en vue au plan mondial. Seuls seraient financés . Fini les petits arrangements entre élus locaux qui tirent des financements et subventions pour un peu tout. On peut se demander si ce qui se fait en matière de financement universitaire n'est pas la préfiguration d'une telle politique (sélection de 12 pôles, on a vu également cela avec les pôles de compétitivité)..
En tout cas, au plan abstrait et général, pour notre avenir, le problème ne serait plus de trouver un grand homme à la taille d'un grand pays puisque grand pays il n'y aurait objectivement plus. Il y aurait alors à trouver l'homme discret et judicieux qui sait faire les choix pertinents en phase avec les différents acteurs. Alors que l'Etat était "géré" par des lois politiques et structurantes, l'Etat produirait des lois de gestion économiques. Toute la question sera alors de redéfinir ce qu'est le champ politique dans un monde où un G20 peut soudainement prescrire à 100 pays de se mettre au diapason d'une série de règles adoptées en sommets.
Dans ce jeu, on le décrit ci-dessous dans une note sur les mégapoles, celles-ci auront un rôle particulier. Elles tisseront un réseau original, des compétences et métiers spéciaux porteurs au plan international. Cet aspect est un sur dix des grandes mutations qui s'annoncent et on n'ira pas plus loin dans la réflexion.
L'Etat qui était devient tout autre chose, ce qu'il faut dire au public à défaut de courage des élus pour l'annoncer aux citoyens. Assurément, le champ politique ne sera pas aboli, mais que voudra-t-il dire ? Que pourra-t-il dire ? Que peu de personne s'en inquiète et dresse de perspectives pour la gestion publique de demain est assez inquiétant...