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note nationale
La semaine dernière, de façon fort peu politicienne - puisque je disais la vérité, j'annonçais (le 17 janvier) que la France allait dégringoler dans le classement mondial des grands pays. Cela pouvait être vu comme abstrait voire inexact ou, encore, inutile. Or une étude PricewatehouseCoopers, un des grands cabinets mondiaux d'audit et de conseil, vient de publier une étude qui donne exactement ce résultat.
Les Echos relatent cette étude dans son édition des 22-23 janvier (p. 7). Il est confirmé que la France passera au 9e ou 10e rang des "grandes nations" comme je l'écrivais ici même dimanche dernier. Les pays de l'actuel G7 passeront derrière les pays émergents dits aujourd'hui pays du E7. Ce sera fait vers 2030. Prudent comme un politicien, le journal place l'article dans un coin de page - il ne faut inquiéter ni ne fâcher personne.
L'utilité de l'observation conduit d'abord à réviser entièrement le jeu des actuelles règles internationales et, déjà, les sommets de G20 à répétition qui décident de diverses choses montrent la mutation de la gouvernance internationale. En second lieu, la France est condamnée à faire dans l'excellence dans quelques secteurs si elle souhaite conserver une place et une voix dans l'ordre international. Cette excellence exige d'ores et déjà une armée d'ingénieurs et de docteurs au moment même où l'Université française semble caler et les grandes Ecoles parfois douter.
Au plan local, des mégapoles vont surgir. Un maire de Lyon pèsera demain 10 fois plus qu'un embrouilleur de ministre d'un Etat surendetté et sans réelle marge de manoeuvre pour n'avoir pas su se gérer correctement. Un (bon) maire de ville moyenne sera un entrepreneur capable, au-delà des impôts à prélever et des crottes de chien à faire ramasser, de donner à son agglomération un destin économique dans un monde "fludifié" où rien ne protège du déclin et où toute bonne stratégie donne un rang international.
Cela ne sera pas dit dans la presse qui ne peut déranger ni à droite ni à gauche une classe politique qui ne se réforme pas et qui, pourtant, le devrait : l'essentiel de ses cadres est incapable d'assumer ce rôle local de leadership de demain. Et..., comme dirait l'autre, comme demain c'est déjà aujourd'hui....
Les Echos relatent cette étude dans son édition des 22-23 janvier (p. 7). Il est confirmé que la France passera au 9e ou 10e rang des "grandes nations" comme je l'écrivais ici même dimanche dernier. Les pays de l'actuel G7 passeront derrière les pays émergents dits aujourd'hui pays du E7. Ce sera fait vers 2030. Prudent comme un politicien, le journal place l'article dans un coin de page - il ne faut inquiéter ni ne fâcher personne.
L'utilité de l'observation conduit d'abord à réviser entièrement le jeu des actuelles règles internationales et, déjà, les sommets de G20 à répétition qui décident de diverses choses montrent la mutation de la gouvernance internationale. En second lieu, la France est condamnée à faire dans l'excellence dans quelques secteurs si elle souhaite conserver une place et une voix dans l'ordre international. Cette excellence exige d'ores et déjà une armée d'ingénieurs et de docteurs au moment même où l'Université française semble caler et les grandes Ecoles parfois douter.
Au plan local, des mégapoles vont surgir. Un maire de Lyon pèsera demain 10 fois plus qu'un embrouilleur de ministre d'un Etat surendetté et sans réelle marge de manoeuvre pour n'avoir pas su se gérer correctement. Un (bon) maire de ville moyenne sera un entrepreneur capable, au-delà des impôts à prélever et des crottes de chien à faire ramasser, de donner à son agglomération un destin économique dans un monde "fludifié" où rien ne protège du déclin et où toute bonne stratégie donne un rang international.
Cela ne sera pas dit dans la presse qui ne peut déranger ni à droite ni à gauche une classe politique qui ne se réforme pas et qui, pourtant, le devrait : l'essentiel de ses cadres est incapable d'assumer ce rôle local de leadership de demain. Et..., comme dirait l'autre, comme demain c'est déjà aujourd'hui....