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note nationale
Vers une "Petite France" ? Mais aussi vers des "mégapoles" et des "métropoles mondiales" !
Dimanche 10 Janvier 2010
Le chômage qui grimpe, les déficits publics et para-publics qui s'envolent, comme les bonus des traders, l'insécurité qui ne s'améliore pas malgré des annonces toujours plus spectaculaires les unes que les autres depuis bien des années, une campagne contre la grippe A qui laisse perplexe, une répartition du produit de la croissance totalement déséquilibré pour les plus riches, des jeunes gens parqués dans un enseignement supérieur clairement à deux niveaux, la disparition de la classe moyenne qui faisait l'unité de la société, des politiciens sans idées qui se transforment en seigneur d'un fief en précipitant la fin de l'Etat, un président européen qui est déjà oublié, une réforme de la délirante finance internationale qui s'estompe... et tout cela dans un tourbillon médiatique d'une légèreté et une insignifiance désolantes.
Rien ou presque ne semble maîtrisé.
Voir tout cela n'est pas céder à un pessimisme de mauvais aloi et, sur le plan personnel, je garde en tête quelques fulgurances en forme d'espoir. Pour cela, il faut accepter diverses transformations radicales qui s'amorcent, dont celle qui transforme la France en un espace de 12 grandes villes qui seront des mégapoles, des conurbations visibles d'emblée de tout point dans le monde.
Voilà le coeur de l'affaire : pour maîtriser il faut comprendre l'évolution pour l'apprivoiser, jouer avec elle sinon se déjouer d'elle ce qui est impossible.
Les autres cités, dont celle de "Reims-Champagne", devront acquérir sinon ce rang (de Mégapoles) au moins ce rythme de vie (de métropole s mondiales). Elle devront y parvenir à la force du poignet et sans les aides massives que l'Etat apporte ailleurs (ne nous faut-il pas payer la fin de ligne TGV jusqu'à STRASBOURG -la gâtée européenne?). Il va falloir bâtir des villes qui existent et se maintiennent par les liens d'un réseau mondial. Ce réseau leur donnera les échanges, les communications, les femmes et les hommes, bref les complémentarités utiles pour avoir une dimension mondiale.
Dans ce grand jeu de la concurrence, ce ne sont pas les solidarité nationales, régionales qui primeront. Ce sont les solidarités transnationales locales qui vaudront. Naturellement, avant que les dirigeants comprennent et puissent tenir ce discours, il faudra 10 ou 20 ans, ce qui leur laissera le temps de marmonner pendant longtemps le bla-bla sur les territoires... Mais comment bâtir des "territoires" quand l'Etat lui-même a volé en éclats sous le joug des échanges économiques et numériques mondiaux ?!
La Champagne, et spécialement REIMS, qui est déjà visible depuis l'étranger, doit jouer ce jeu qui est déjà commencé. Je disais au président d'une grande maison de champagne que l'économie locale devait être l'aiguillon de cette politique qui n'est pas conventionnelle. Je ne sais si cet enjeu peut être compris et senti par anticipation.
Reims-Champagne n'a pas de nombreux atouts pour relever ce défi, ne parlons pas la langue de bois ! Je crois qu'elle en a juste assez. Pour réussir la transformation de la ville en "équipe" qui existe au plan mondial, tout dépend alors de l'agencement et de la stratégie qui seront retenus. Tout dépend de la matière grise que l'on peut placer dans ce projet !
Rien ou presque ne semble maîtrisé.
Voir tout cela n'est pas céder à un pessimisme de mauvais aloi et, sur le plan personnel, je garde en tête quelques fulgurances en forme d'espoir. Pour cela, il faut accepter diverses transformations radicales qui s'amorcent, dont celle qui transforme la France en un espace de 12 grandes villes qui seront des mégapoles, des conurbations visibles d'emblée de tout point dans le monde.
Voilà le coeur de l'affaire : pour maîtriser il faut comprendre l'évolution pour l'apprivoiser, jouer avec elle sinon se déjouer d'elle ce qui est impossible.
Les autres cités, dont celle de "Reims-Champagne", devront acquérir sinon ce rang (de Mégapoles) au moins ce rythme de vie (de métropole s mondiales). Elle devront y parvenir à la force du poignet et sans les aides massives que l'Etat apporte ailleurs (ne nous faut-il pas payer la fin de ligne TGV jusqu'à STRASBOURG -la gâtée européenne?). Il va falloir bâtir des villes qui existent et se maintiennent par les liens d'un réseau mondial. Ce réseau leur donnera les échanges, les communications, les femmes et les hommes, bref les complémentarités utiles pour avoir une dimension mondiale.
Dans ce grand jeu de la concurrence, ce ne sont pas les solidarité nationales, régionales qui primeront. Ce sont les solidarités transnationales locales qui vaudront. Naturellement, avant que les dirigeants comprennent et puissent tenir ce discours, il faudra 10 ou 20 ans, ce qui leur laissera le temps de marmonner pendant longtemps le bla-bla sur les territoires... Mais comment bâtir des "territoires" quand l'Etat lui-même a volé en éclats sous le joug des échanges économiques et numériques mondiaux ?!
La Champagne, et spécialement REIMS, qui est déjà visible depuis l'étranger, doit jouer ce jeu qui est déjà commencé. Je disais au président d'une grande maison de champagne que l'économie locale devait être l'aiguillon de cette politique qui n'est pas conventionnelle. Je ne sais si cet enjeu peut être compris et senti par anticipation.
Reims-Champagne n'a pas de nombreux atouts pour relever ce défi, ne parlons pas la langue de bois ! Je crois qu'elle en a juste assez. Pour réussir la transformation de la ville en "équipe" qui existe au plan mondial, tout dépend alors de l'agencement et de la stratégie qui seront retenus. Tout dépend de la matière grise que l'on peut placer dans ce projet !
