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C'est un truc pas facile mais Reims manque d'ecole de ce type ; la consécration du Pôle de compétitivité devait s'accompagner d'une telle création - voilà plus d'un an de retard pris -, projet à mener le cas échéant de concours avec l'INRA... Institut peu présent en Champagne. Sinon, il fallait ramasser toutes les forces de l'Université de Reims (le cas échéant celle d'Amiens qui pourrait aussi en créer une !) pour obtenir le décret autorisant à délivrer le fameux titre d'ingénieur (avec deux ministres dans la ville !). Il faut retenir les rémois et pour cela leur donner le titre en vue dans les sciences exactes, celui d'ingénieur. Voilà une réponse au constat du président du Pôle, Bernard Mary, banquier, et qui n'est pas - je crois - un chercheur. D'ingénieur... évidemment, on peut passer à docteur ès sciences... Il faut donc une Ecole d'ingénieur sur les agro-ressources ou des thèmes plus pointus... sur les fibres... ? Ceci pour trouver les 2 000 chercheurs qui nous manquent comme le disait le Président B. MARY il y a peu dans L'Union.


Rédigé par Hervé Causse le Mardi 27 Février 2007 à 16:44

J'avais dit, il y a plus d'un an, que le monde entier voulait du Champagne, c'était un rapport de synthèse du colloque annuel de l'Institut International des vins de Champagne à Aÿ; j'ai écrit à noueau sur ce thème dans prg51.org (lien ci-dessous). La Chine a soif ! Il faut donc envisager son développement sous la double réalité de l'aire d'appelation et des quantités à vinifier. M. PAILLARD, l'un des princes de la Champagne, dans un entretien à la "Champagne Economique" du mois dernier, accepte l'idée d'un développement de l'aire. Ce serait, paradoxalement, une façon d'éléver la qualité et la production : les délimitations historiques sont parfois contestables, les nouvelles ne le seraient pas.

Un décret récent va aussi dans ce sens s'agissant des quantités. Il convient de mettre cette vaste perspective en oeuvre. Cela suppose de l'audace et s'oppose au discours malthusianniste de certains qui redoutent une offre trop grande ou forte et qui, pour cette raison, poussent à une limitation de la production. Personne n'a en Champagne, fût-il un organe para-public, la légitimité, économique et politique, pour avoir un tel discours. Quantité de production et aire de production sont des questions gouvernementales et/ou législatives, et le moindre des syndicats de vignerons peut avoir raison contre ceux qui annoncent déjà des catastrophes et peut, s'il le souhaite, parler en direct aux responsables politiques.
Mon discours n'est pas celui d'un aveugle qui croit niaisement que tout est possible en six-mois-deux-ans : il s'agit bien d'élaborer un plan de 10 ans où les professionnels actuels croîtront ainsi que de nouveaux "entrants". Mais aucune étude scientifique ne peut prétendre que la demande en Champagne est arrivée à son maximum : trois continents s'éveillent et la demande de Champagne diminuerait ??? Ce n'est plus seulement Reims qu'il faut réveiller, c'est la Champagne en entier !


Rédigé par Hervé Causse le Mardi 13 Février 2007 à 10:17
Un long article de l'Union a repris le sujet mardi 30 janvier. A La Neuvilette, Zone commerciale, Rue J.-Brochet, on écrivait en décembre "la Gauche ne vous sourit pas. Sortez du parking et faites gaffe au sens interdit !". Il était très mal signalé ce "sens interdit" ; eh bien maintenant il est simplement mal signalé... un panneau a été ajouté, mais c'est pas encore l'idéal... La mairie est saisie de la question affirme le journal ! En tout cas, j'ai eu plaisir à rappeler qu'en France les panneaux doivent être posés à droite, ce dont la police devrait tenir compte quand elle entend verbaliser. Sinon on l'accuse de faire du racket financier...
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 5 Février 2007 à 08:42

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