PRG, l'AUTRE SOLUTION : le CENTRE-GAUCHE

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note nationale

Le cinéma pourrait s'enrichir d'une nouvelle oeuvre magistrale mais contemporaine. Ségolène ROYALE a apparemment décidé de faire bande à part, de couper l'herbe sous le pied de celui ou de celle qui s'emparera du PS à Reims. L'appareil ne lui servira à rien puisque, Ségolène, elle, fera son chemin médiatique jusqu'à la nouvelle présidentielle et ce ne sera pas un chemin de croix mais un chemin de voix. Elle n'en doute pas. Elle ne sera pas seule. Elle n'a jamais été seule. Elle n'est pas seule : ils partirent 4 000 ils parvinrent.. combien ? Ségolène le dit sans mot dire. Avec force subliminale. Elle fut, elle est et elle sera la meilleure candidate à la présidentielle. La boucle est ainsi bouclée, comme ses mèches. Ce faisant, elle leur dit à tous ces messieurs et dames, en silence mais avec puissance : vous n'avez pas respecté mon investiture, je ne respecterai pas la vôtre. Fût-elle l'investiture permanente du Premier secrétaire du Parti socialiste. Un parti à bout de souffle, même quand il gagne. Un parti plus soviétique que socialiste, plus gauche qu'à gauche. A la domination médiatique, elle pourrait ajouter le vice de l'ingénierie juridico-politique. Par exemple ? S'emparer du PRG ! Après avoir semé la zizanie pendant encore quelques mois chez ses futurs partenaires. Est-on loin de la politique ? Franchement, je n'en sais plus rien. Mais alors, quel cinéma ! En somme, "Ségolène, Vincent, François, Paul et les autres..."
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 28 Septembre 2008 à 15:24

note locale

A la suite du conseil municipal, on attend encore et toujours "Le nouveau Reims".

La municipalité PS tape sur les SDF qui tacheraient la ville. Elle crée une commission concernant ces memes SDF désespérés. Un adjoint pourrait peut etre traiter cette question et humainement si possible,ce qui serait plus efficace.

La mairie envisage Reims en 2025, oui en 2025 et personne ne comprends...Les rémois veulent des projets pour les années voire les mois qui arrivent et les questions d'urbanisme de 2025 ne sont pas la préoccupation des rémois en difficultés.

L'adjointe à la culture se réjouit des programmes culturels dans le journal VRI. Maisce sont ceux de la droite... Quelle culture pour Reims, pour les quartiers les plus défavorisés ? Pas une seule idée ou manifestation vraiment populaire à l'horizon.

La police municipale donne des contraventions aux Rémois du centre ville qui sont garés devant leur porte ou leur garage et ils vont donc stationner ailleurs.Combien de places sont ainsi perdues ? En pleine période de travaux pour le tramway , on supprime de fait des centaines de places de parking. Ou est le bon sens là-dedans? Pendant les vacances, déjà, un adjoint a bien précisé: pas d'indulgence pour les PV.Les Rémois qui restent chez eux durant l'été ; ils sont plus mal accueillis que s'ils partaient dans le sud. Comprenne qui pourra ?

Ce tramway qui coute 5,5 millions d'euros de plus et : c'est la faute devinnez à qui ? A Renaud DUTREIL ? ben voyons...Madame la maire connaissait le contrat, espérons le... elle connaissait le dossier... Qu'est-ce qui lui interdit de négocier au lieu de payer à la moindre demande du constructeur ?

Ou sont les mesures sociales fortes tant attendues et annoncées avant l'élection?Il n'y a meme pas le moindre murmure sur un projet. Au contraire, la maire promet que les impôts ne vont pas augmenter, mais elle dit que la situation financière est plus mauvaise encore que ce que le PS croyait. Pourtant à l'aveugle, dès avril dernier elle augmente les adjoints de 36% leurs indemnités et cela énerve les bénéficiaires, pourquoi ?

Sont-ils, ces adjoints, tous à mi-temps, comme promis? Certains ne cumuleraient-ils pas avec d'autres fonctions et donc indemnités ?(conseil régional,conseil général et autres revenus professionnels...). Que pensent-ils des RMISTE à 394,16 euros par mois pour vivre? Et s'ils travaillent en contrat CAE pour 20h/semaine à 600 euros par mois ou alors contrat d'avenir 26h/semaine etc...
La population de gauche attend des réponses et le salaire évoqué de N. SARKOZY n'est pas une excuse, ni un exemple.

Au total, sur 6 ans, cette augmentation représente environ 700 000 euros. Et certains adjoints sont en colère..Difficile de comprendre, en colère d'avoir été augmentés ? Une augmentation pourrait être comprise si l'action des adjoints avait abouti à des résultats importants. On aurait aussi compris si la nouvelle équipe avait fait rentrer de l'argent .

"Le nouveau Reims" a pris déjà du retard, étant en panne avant de démarrer. L'ouverture du parc de champagne (approuvé ici par Hervé CAUSSE) et l'ouverture plus large des écoles ne sont que des mesures de gestion.

Une chose devient sûre avec cette municipalité, c'est l'incertitude...
Rédigé par Olivier LAZO le Vendredi 26 Septembre 2008 à 23:32
Le camp du progrès n'a eu aucun discours crédible ni audible sur la crise financière. Je l'ai dit en interne au PRG. Personne ne semble savoir par quel bout prendre cette affaire. Pour certains, la politique consiste seulement à être pour ou contre les actions des autres ou à reproduire l'existant. La vieille France ? Les propositions... Le président a donc pu librement avancer sur ce terrain, à l'ONU !, en critiquant le capitalisme... et les golden parachutes qui (excusez-moi monsieur le président) ne sont pas ici vraiment le sujet. Sanctionner les dirigeants des banques, limiter leur capacité à consentir des prêts n'importe comment, interdire les cessions de risques par les banquiers qui s'en débarassent, donner de nouvelles missions aux agences de notation, préparer une convention internationale dans le cadre informel de la Banque des règlements internationaux... personne n'est capable d'en parler. Nous pouvons courir librement à la catastrophe planétaire, largement grâce qu public qui s'intéresse bien plus au football qu'aux élections de la République au cours desquelles la veulerie, le partisanisme aveugle et le manque de pertinence semblent les critères positifs pour être élus... Oui je suis un peu en colère, et c'est très rare...
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 25 Septembre 2008 à 09:06
Il a sauvé des vies et a eu une carrière brillante. Cet éminent professeur de médecine a aussi été au contact des étudiants. Suppléant de R. DUTREIL il ne lui a jamais été inféodé en raison de son indépendance d'esprit et de son tempérament. La droite va-t-elle le porter ? L'union parle aussi ce matin de JP FORTUNE... ça bouge. Et j'observe ! ...au cours de mes maigres minutes de temps libre...
Rédigé par Hervé Causse le Mardi 23 Septembre 2008 à 13:31
Le PRG reste à gauche. Le PR à droite. Nombreux sont ceux qui voudraient que ça change : ambition immodeste, elle serait de nature à signer la fin de la Ve République, comme cette dernière les tua. Je ne suis pas certain que ce texte soit décisif. Les valeurs mêmes qui sont citées sont très vagues. Comment on fait et pour quoi (en deux mots) on fait ne sont pas explicitées.

UnPRetUnPRGdansUneTribuneDuFigaro
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 22 Septembre 2008 à 16:30
Voyez la presse sur le sujet :

http://www.lefigaro.fr/flash

On notera le bon résultat au premier tour du PRG KRABAL dans l'Aisne, pas assez pour ravir un siège au second tour auquel il n'a pas participé. Notre ami Patrick MOLINOZ s'incline, au second tour, devant F. REBSAMEN, n° 2 du PS, pour deux poignées de voix en Côte d'Or, réalisant ainsi un score exceptionnel.

Le groupe RDSE est sauvé de justesse à 15 sénateurs...
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 22 Septembre 2008 à 00:30

note locale

Madame le Maire ressaisissez-vous. Affligeante cette nouvelle municipalité 'dite' de gauche qui vient de prendre un arreté 'anti-SDF'.

C'est la surenchère sécuritaire qui se poursuit avec cette mesure très inquiètante, répressive et injuste dirigée contre les personnes en grandes difficultés.

Par manque de réelle volonté politique les élus deviennent partisants d'une ségrégation éthnique et sociale en rétablissant aujourd'hui à Reims le délit de mendicité.

Ils désignent une fois encore les memes boucs émissaires, avec cette dérive qui risque d'attiser haines de part et d'autre en jettant l'opprobre sur une partie de la population rémoise.

Ce n'est pas comme cela que l'on va éradiquer la misère, l'exclusion ainsi que toutes formes de discriminations.Régression sociale intolérable. N'est-il pas temps de favoriser le dialogue entre les personnes concernées avec une réflexion en commun.

N'est-il pas temps de créer les conditions pour que les personnes en situation de pauvreté et d'exclusion puissent apporter leur contribution et exercer leur citoyenneté à part entière ?

Il faut construire une autre perspective dans cette ville, celle du rétablissement de l'égalité, celle du respect de tous les habitants par le dialogue, celle de la fraternité, celle des valeurs de notre République.

Madame le Maire ne vous laissez pas séduire par des sirènes les plus extrêmes, car c'est la guerre contre la pauvreté qu'il faut faire et non pas contre les pauvres ou les marginaux.

Quelle rentrée politique de septembre !
Rédigé par Olivier LAZO le Samedi 20 Septembre 2008 à 22:05

Un député, ça s'accroche, tous partis confondus. Le désarroi est grand quand ça part ! Surtout loin. On appelle cela la rupture. Tout le monde en parle et personne n'a le courage de la faire. Renaud DUTREIL a planté tout le monde, surtout la droite, en tirant les leçons de son échec à la mairie. Mais ce départ fait tout de même suite à un parachutage réussi où il a écrasé Francis FALALA au premier tour et où il a également écrasé Eric QUENARD qui a pourtant dû bénéficier de 4 à 5 % de défection des votes « falalistes ». Du coup, la droite se trouve désemparée. Le chef de file est toutefois incontesté et incontestable, c'est Catherine VAUTRIN. Paradoxe, car sa défaite à la municipale n'en est pas moins nette. Mais elle a perdu en battant DUTREIL, donc elle a un peu gagné.

Mais pour la législative partielle, tout a déjà changé. F. BAYROU s'impose souvent dans les médias (même s'il est à poil avec 2 députés dirait B. TAPIE). Il a adopté un discours de curé laïque qui dit ce qui est bien ou mal de ce que les autres font, lui n'a pas d'idée et ne fait rien. Il n'a pas besoin de cela, il est l'esprit et le corps du bien, les autres sont le mal. Cette ligne n'est pas encore décryptée. Pour l'heure, ça marche. Les médias ont trouvé un trublion. Pour une législative comme il va y avoir ici, c'est pour lui du pain béni... dans la ville des sacres. Se placer au centre en prenant 5% à droite et 5% à gauche et vous êtes le roi du pétrole. Vous décidez de qui est élu après avoir fait parler de vous. Le MoDem n'est plus l'UDF au temps béni de SCHNEITER même si les hommes du passé sont ici son présent. Cela veut dire que le MoDem va rêver de désigner le député, BAYROU pourra montrer l'exemple de Reims, et de quelques autres endroits, pour faire peur à la droite ou plaisir à la gauche. Peu importe, dans ce jeu là, les dégâts sur la piétaille qui va se présenter et faire campagne. Une législative partielle c'est souvent n'importe quoi mais avec le MoDem, c'est assuré.

La droite n'a pas - je crois - de candidat. La gauche en a trop car, dans les barbes, je suis certain que certains estiment que c'est plus à eux qu'au premier adjoint de Reims d'y aller. Il est à la mairie le n° 1 des adjoints, qu'il y reste, doivent glisser d'aucuns à qui veut entendre un peu de bon sens. Le plus intéressant est donc ailleurs. Il reste alors et en effet à savoir, puisque l'inconnue est à droite, si Catherine VAUTRIN va y aller. Elle est celle qui peut faire l'événement, d'autant qu'elle a un député tout trouvé pour la 2e circonscription, son suppléant. Réparer les dégâts de DUTREIL, à Paris, la patronne locale passerait pour un patron !

Il y aurait nombre d'avantages. Elle prendrait pied dans REIMS, plu solidement encore, au frais du contribuable puisqu'une campagne électorale c'est remboursé. Elle préparerait au pire sa législative de 2012 selon la nouvelle géographie électorale. Elle éviterait à la droite de probablement se déchirer ou de valser sur un pas hésitant. Elle cognerait sur le bilan d'un semestre socialiste et communiste dont on a du mal à voir les traits forts. Elle serait dans la presse. Elle serait vue au plan national. Elle remobiliserait l'essentiel des troupes et ce sera assez facile : chantez tous avec moi, "la fin des divisions". La droite traumatisée attend cela, même si le courant DUTREIL n'est pas mort. Dans ce combat, il suffit de gagner avec 500 voix d'avance, pas besoin de faire 56 %. Donnez une nouvelle pousse dans un SARKOLAND décrié… et le n° de téléphone composé à l'Elysée sonnera dans sa poche. Et il y a encore deux ou trois raisons que je me garde pour moi...

Elle a donc de bonnes raisons pour y aller, d'autant que si elle perd, ce sera la faute à DUTREIL.

Et puis tous ces mecs qui s'y croient, les battre, juste encore une fois... ne serait-ce pas sublime ? Sa crainte, elle redoute tout ce qui peut être pris par le public comme de la magouille ou de la manœuvre. Elle veut apparaître plus propre que propre. A la manœuvre, elle y est toute la journée, mais justement, elle sait que c'est ce qu'il faut cacher - l'art du politique (enfin l’art…). Pensera-t-elle que se présenter peut-être vu comme une manœuvre politicienne ? Ce n'est pas impossible.

Réédition car j'ai mis le texte en ligne un jour trop tôt sans l'avoir relu...
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 18 Septembre 2008 à 17:13
La campagne a immédiatement commencé par l'annonce que Eric QUENARD serait candidat car rien ne pourrait l'arrêter au PS. Assistant de Adeline il a, il est vrai, une vocation naturelle à la politique politicienne et il n'y a personne qui dispose au PS de Reims de sa carrure. J'ai un droit de critique : moi je l'ai soutenu, lui jamais. Du coup, tout va vite. Dès le lendemain on trouve dans la presse Eric qui boit un coup sur les marchés (avec photo) et Eric qui se promène dans les jardins potagers (photo again). Bref, Eric en plein boulot. Et on vous annonce qu'il y aura une exposition de photos ! Mais non, elle a déjà commencé ! Pendant ce temps, les rémois attendent le nouveau Reims. Pendant les jours qui suivent, je ferai quelques brèves remarques sur ce sujet. Mais je ne vais pas persifler car la presse pourrait me le reprocher, les journalistes ne persiflent jamais sur quiconque. Allez, passons. Car l'essentiel c'est le nouveau Reims.

Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 18 Septembre 2008 à 16:46

note nationale

L'affaire va nous coûter 1% de point de croissance, bref une véritable crise. Pourquoi ? Parce que les banquiers américains ont fait n'importe quoi et que les banquiers français leur ont embrôité le pas en portant des risques contractés outre-atlantique !

Il faut que des têtes tombent !

O,2 % de croissance en moins l'an dernier, là O,5, puis demain encore un peu. Ca fera bien 1%. Si la politique incorporait un peu la nécessité de la gestion (ne pas accélérer en descente même si on veut aller plus vite, ne pas appuyer sur le frein quand on veut aller plus vite...), l'Etat, l'an dernier, aurait dû reporter les réductions fiscales promises pour se concentrer sur des mesures de consommation...

Des aréopages de diplômés costumés chic qui baraguinent l'anglais, bricolent le droit et les bilans, et prétendent vous faire passer tout ça en équation... ça ne m'impressionne pas ; plus carrément, ça m'inquiète. Ils vont vraiment finir par saccager toutes les économies de la planètes !!! Il n'y a aucune politique sérieuse pour sanctionner les dirigeants qui ne dirigent rien. Il faudrait (..) que ça change, et je crois qu'un consensus droite-gauche peut être trouvé.

En tout cas, je vous l'avais dit :

articledel'andernier

Mais, comme vous ne m'avez pas élu député, je n'ai pas pu faire un foin pour avertir le gouvernement en termes choisis. Décidémement, tout le monde prend des risques !
Rédigé par Hervé Causse le Mardi 16 Septembre 2008 à 13:39

note nationale

Pour ceux qui ont l'ADSL et qui veulent aller sur l'excellent site du journal :
L'AnalysePublieeDanLeFigaro

Le RSA, au-delà des querelles partisanes, Le FIGARO du 05/09/2008 |
Paul Giacobbi, député (PRG) et président du conseil général de la Haute-Corse revient sur les vertus du RSA, appliqué dans son département depuis le 1er janvier de cette année.


La solidarité qui consiste à garantir à ceux qui n'ont rien un minimum de revenu est parfois une trappe dont on sort difficilement. Malgré toutes les bonnes intentions et parfois les succès de la politique d'insertion menée par les conseils généraux, le RMI constitue une «trappe à pauvreté», un collier de misère qui permet la survie de ceux qui sont astreints à le porter et qui réussissent rarement à s'en libérer.

En effet, le RMiste qui retrouve un emploi, généralement rémunéré au minimum et souvent à temps partiel, n'a aucun avantage à recommencer à travailler puisque ce retour à l'emploi se traduit, au mieux, par une stagnation de son revenu et, à terme, par une perte significative de droits sociaux.

Pire encore, un RMiste qui «bricole au noir» à temps très partiel gagne mieux sa vie que celui qui travaille à temps plein au smic. Le RSA expérimenté dans trente-quatre départements a remporté d'emblée un remarquable succès parce que les plus démunis y ont retrouvé l'espoir de s'en sortir et la dignité de celui qui gagne sa vie par son travail.

Dans mon département de la Haute-Corse, près de six cents RMistes ont accédé au RSA en quelques mois, avec des emplois en moyenne supérieurs au mi-temps et souvent en contrat à durée indéterminée. Parallèlement, le nombre des RMistes descendait en dessous des trois mille allocataires et atteignait son plus bas niveau depuis quatorze ans.

Le conseil général de la Haute-Corse est depuis dix ans très engagé dans l'insertion et il a pu de ce fait enregistrer une baisse progressive des bénéficiaires du RMI. Mais la diminution spectaculaire cette année des RMistes en Haute-Corse, est incontestablement imputable au RSA expérimenté depuis le 1er janvier 2008.

Les économistes français sont partagés sur le RSA voire, à l'instar de Thomas Piketty, le condamnent sans appel. Mohammed Yunus, qui n'a évidemment pas l'autorité, l'expérience dans la lutte contre la pauvreté ou la finesse d'analyse d'un Piketty, remarquait néanmoins que ce qui maintenait dans la pauvreté une part considérable de la population des pays riches, c'était précisément les politiques de minima ou de prestations sociales non liés à l'exercice d'un travail.

Les esprits chagrins n'ont pas manqué de soulever à propos de ce dispositif toutes sortes de question : Sera-t-il entièrement financé par l'État ou pris en charge, comme à l'accoutumée pour toutes mesures sociales nouvelles, par les conseils généraux ? L'État, s'il en garantit le financement, le fera-t-il en prenant aux pauvres pour donner à d'autres pauvres à travers par exemple la prime pour l'emploi ? Le RSA ne constituera-t-il pas à son tour une nouvelle «trappe à pauvreté», une nouvelle incitation à la multiplication de ce que l es Britanniques appellent les bad jobs ?

Ces questions sont légitimes, même si l'on peut tout aussi légitimement se demander pourquoi ceux qui les posent sont restés muets pendant vingt ans sur les perversions du RMI.

Car enfin, les conseils généraux, pour une majorité d'entre eux, ont été contraints de financer un surcoût colossal lors du transfert de la compétence du RMI. Ce dernier donne lieu en substance à bien des fraudes, y compris de la part d'employeurs indélicats, tandis qu'il constitue la plus grande et la mieux verrouillée de toutes les trappes à pauvreté que des décennies de politiques sociales ont ouvertes sous les pas des plus démunis de nos concitoyens !

Aujourd'hui, le RSA est financé par les revenus du capital et c'est d'autant plus juste qu'au cours des dernières années, ceux-ci ont augmenté infiniment plus vite que les salaires, de telle sorte que le prélèvement de 1,1 % qui sera opéré est tout à fait justifié. On peut seulement regretter que les plus riches en soient exonérés par le mécanisme choquant du bouclier fiscal destiné à protéger ceux qui ont le moins besoin de l'être.

Quoi qu'il en soit, les conseils généraux ont la garantie d'un financement parfaitement neutre pour eux d'une mesure sociale innovante, ce qui est suffisamment exceptionnel pour être salué.

De surcroît, si le succès de l'expérimentation se confirme lors de la généralisation, il en résultera un autofinancement de plus en plus large de la mesure par la sortie du dispositif de ceux qui auront complètement réussi leur retour dans le monde du travail. S'il est possible que bien des titulaires du RSA restent longtemps dans le dispositif, il sera tout de même plus avantageux et plus digne pour eux, et moins coûteux pour le contribuable, qu'ils tirent la plus grande part de leur revenu du travail plutôt que de dépendre totalement de la solidarité, comme c'est le cas avec le RMI.

Le RSA n'est évidemment pas la panacée. Cependant, dans un contexte démographique très favorable à l'emploi en France, il peut, malgré la crise économique, constituer le catalyseur d'une réintégration dans le monde du travail pour des centaines de milliers de personnes qui en sont aujourd'hui exclues.

Cette lueur d'espoir ne doit pas être étouffée par nos querelles partisanes !
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 8 Septembre 2008 à 09:28
J'avais oublié de mettre en ligne le document du congrès (ci-dessous). J'y avais produit une "contribution" intitulée "pour un courant centriste" (p. 30). L'idée n'étant pas de mettre à la tête de "courants" des personnes se voyant président de la République, mais de reconnaître des adhésions fondées sur des valeurs qui seraient acceptées par le PRG sans constituer sa ligne politique qui, elle, resterait à gauche. D'aucuns ont peut-être eu envie de me pendre pour cette contribution, mais au PRG le respect et la tolérance des autres est un principe cardinal. Aucun reproche ne m'a été fait...

recueil_des_contribution_congr_s_2008.pdf Recueil des contribution congr-s 2008.pdf  (1.38 Mo)

Rédigé par Hervé Causse le Mercredi 3 Septembre 2008 à 17:27

PRG, l'AUTRE SOLUTION : le CENTRE-GAUCHE