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Le président BAYLET a qualifié de stupides les propositions de la Commission BALLADUR. L'expert a parlé (Le Prt du PRG est président de conseil général depuis 1986, et sénateur...). Son audition montrait certes de grosses réserves, et de nombreuses intérrogations, mais je ne m'attendais pas à cette position dure. Il est vrai que les travaux d'une commission ne sont pas ses conclusions, on peut participer à des travaux sans partager les conclusions desdits travaux. La preuve !
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 27 Février 2009 à 10:07
Il n'est pas utile que je vous dise qu'on vous prend pour des cons, cela résulte de la bonne nouvelle. Vous avez pas lu le Canard du coin ?

Le tramway arrivera jusqu'à la gare, car, tous comptes faits... c'est mieux comme ça ! Sinon y'a des vieux - des malades ou des fatigués - qui vont tirer (voire porter... vous savez les vieilles valises...ça a pas de roulettes) leurs valises sous la pluie... quand il pleuvra, ou dans le froid, quand il fera froid, et comme 3 fois sur 4 il pleut ou il fait froid... fallait pas oublier qu'on avait oublié un morceau de ligne de tram.

Que de pitreries !

AAARRH ça coute, c'est sûr. Mais ça monte. Eh oui on a fait une butte - où elle y était - et il faut un peu la couper, pour que notre train de ville puisse un peu la monter... En montée, le tram, ça coûte !!! Allez, hier 5 millions d'euros pour quelques semaines de retard, maintenant 23 millions d'euros pour le raidillon... c'est pas la crise pour tout le monde !

Dans 18 mois ils vont vous sortir que la nouvelle gare doit être étendue pour concentrer sur elle, tous les AR Paris-Reims, et ce avec une seule navette ultra-fréquente entre les deux gares SNCF... On prend les paris ? C'est vous qui payez.

OOUUUAAHHH, une extension de gare...30, 35, au plus haut 40 millions, les matières premières montent...
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 20 Février 2009 à 18:17
Vous pouvez retrouver ce spot à partir d'un des blogs prg :

SpotBlog
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 16 Février 2009 à 09:31
La France est un peu à feu et à sang. Partout les conflits sociaux brûlent et des fractions de la population sont blessées, soit moralement parce qu'on les menace, soit psychologiquement parce que leur emploi est affecté (diminution ou suppression...).

Au mois de mars, les universités risquent de s'enflammer avec le concours des étudiants qui vont commencer à "payer" la grève de leurs profs... Les DOM sont en grève générale. Les salariés de l'industrie hurlent après avoir vu des milliards d'euros "affectés" aux banques. Le milieu hospitalier prétend partir en guerre contre sa ministre. Les écoles sont sur le qui-vive....

Rien ne va plus ! Le jeu ordinaire est renversé. Faites vos jeux. Je parie pour ma part sur le niveau de crise 3. En effet, il y a 3 niveaux de crise possible dans laquelle on est entré.

Crise ordinaire : on vire la moitié des ministres et F. FILLON monte au filet et le président se résigne à faire un jeu de fond de cour. Bref il laisse F. FILLON gouverner ; il en a la stature mais le président l''a parfois discrédité.

Crise politique : le président change le Premier ministre en tant que fusible qu'il n'est pas.

Ces deux premières opérations peuvent ne pas marcher puisque le président a toujours proclamé être le seul "patron" et le seul "responsable". La troisième voie s'ouvre si ces deux premières ne marchent pas.

On sera alors face à une crise de régime assez explicable : nos institutions, celles de la 5e République, sont usées jusqu'à la corde.... de vielles savates ! Qu'elles ne tiennent pas au cours d'une crise qui vient du "modèle américain" loué et vanté par la majorité UMP pendant la campagne électorale n'est pas trés étonnant.

Outre le comportement du président, la majorité est face à un trou d'inspiration majeur, et seule l'ouverture" permet au président de maintenir un gouvernement UMP qui a démarré en s'opposant à la droite classique de J. CHIRAC (néo-gaulliste), c'était la rupture ! Or cette voie est en plein échec et ne peut même pas tenir, à mon sens, encore quelques semaines.

Le président ne peut pas ne pas (d'ores et déjà) envisager que la France marche sur le Palais de l'Elysée pour lui demander des comptes voire carrément de partir.

A mon sens, il dispose à peine de trois mois pour rétablir la situation.. Je pense qu'il a déjà perdu au moins 3 semaines.... il aurait déjà pu procéder à un remaniement ministériel. A défaut, certains, dans la rue, penseront que "ensemble tout est possible".


(NB réédition après une publication inopinée du projet de note).
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 13 Février 2009 à 23:45

note nationale

La crise sonne toujours trois fois

Lundi 9 Février 2009
Le facteur de la crise s'accroche à plusieurs sonnettes. Et ça sonne sur plusieurs cloches. Quand ça va mal, je veux dire quand ça va vraiment mal, le crise a plusieurs visages. Je le disais ci-dessous : financière, économique, sociale, politique... Je pense notamment que la crise politique - à peine à peine amorcée - pourrait avoir divers visages - j'en reparlerai, promis.

Néanmoins, la situation actuelle est remarquable (et je passe sur des aspects secondaires pour la stabilité du pays mais qui ont un grand effet sur la vie des Français : crise morale du pays, crise de la solidarité nationale...

En premier lieu, ces quatre cloches principales de la crise sont presque toutes entrain de sonner en même temps. Pour cette raison, j'anticipe une crise politique. Cette cloche s'est encore peu fait entendre. Dans les crises, il y a beaucoup de "bon" à prendre - et je pense malheureusement au milliers de chômeurs pour qui une crise économique est une catastrophe humaine.

En second lieu, toute la population semble touchée : des traders aux ouvriers des fours d'aciéries... Un sentiment général s'est fabriqué qui a largement échappé à l'Elysée, le président n'aurait sinon pas pris de vacances en Egypte fin décembre. Car, à tort ou à raison, à la crise qui frappe tout un chacun, certains se feront entendre par le peuple en son entier quand ils opposeront les Rolex du président au chômage de milliers d'autres. Ce sera le moment où l'on réalisera tout le ridicule de nos vie médiatiques où, par l'image futile et étincelante, certains nous ont fait perdre les réalités, eux les perdant du même coup.

Pour leur plus grand malheur ?! Ou pour le nôtre ?
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 9 Février 2009 à 19:23
En six mois, l'enchaînement de la crise est frappant. Sa logique implacable a sans doute frappé les esprits parisiens qui sont dans les ministères. La gauche n'est pas en mesure de contrôler ces événements, pas plus que quiconque dans l'opposition, dans laquelle est pleinement entré nettement Fr. BAYROU en votant la censure du gouvernement.

La crise financière du système américain a explosé en déstabilisant l'économie réelle. Les récessions qui s'annoncent se payent immédiatement. D'aucuns pensaient que l'affaire allait s'étaler sur une ou deux années. Or les particuliers et les entreprises ont devant leurs yeux un système financier qu'ils jugent totalement défaillant - et accessoirement immoral. Ils n'ont donc aucune confiance dans ce système qui pourrait certes se rétablir mais pour faillir à nouveau.

La crise économique s'alimente en grande partie d'une défiance aux banques et à la bourse (pour faire simple). Du côté des entreprises, il y a donc des anticipations négatives quoique prudentes, car l'économie ne s'arrête pas d'un coup. Du côté des salariés, des petites entreprises et des professions libérales, voire des fonctionnaires, le jugement est à mon sens plus sévère. Le sentiment d'injustice augmente le jugement ironique sur un système économique basé sur une finance pourrie jusqu'à l'os. Cela donne un sentiment de révolte. Voilà la raison pour laquelle dans certaines villes c'est quasiment la moitié de la population qui était en ville

Un premier sentiment de révolte donne des millions de personnes dans la rue. Les syndicalistes portent cette révolte de façon un peu inattendue, mais de façon logique car il n'y a guère d'opposant crédible. On en est là à la crise sociale avec, demain, de nombreuses universités bloquées, universités de droite et de gauche, car la droite n'accepte pas le parisianisme bling-bling de toute une caste dirigeante. En transversal des fortunes se font, dans les entreprises, dans la classe politique, dans le monde dit des arts... la réplique sociale est elle aussi transversale.

Ce qui occupe les millions de personnes qui défilent, ce n'est pas la droite ou la gauche. C'est une moralité publique qui fait défaut et des injustices criardes dont on dit tous les trois mois, dans une langue de bois pas possible, on va corriger ça. Là-dessus, les traders toucheront leur bonus et les présidents de banque, aucun n'étant sanctionné, leurs millions d'euros de revenus.

Ce système n'a pas tenu et ne va pas tenir. C'est cela que disent les récents événements. On court tout droit vers une crise politique. Je vous en dirai deux mots d'ici quelques jours. Cette crise peut avoir deux ou trois formes.

Je pense que, à l'Elysée, des notes doivent déjà être faites pour établir divers scénarios de crise... et diverses réactions publiques. Désormais, tout peut aller très vite.

L'ère "SARKOZY I" est terminée.
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 1 Février 2009 à 10:05

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