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Dominique de VILLEPIN est relaxé (en direct !)... et sa carrière s'en trouverait presque
La plupart des protagonistes de l'affaire dite "Clearsteam" (nom d'une société respectable) sont condamnés soir pour faux ou usage de faux, soit pour dénonciation calomnieuse, soit pour complicité de l'un de ces délits.

Il y a bien eu une embrouille au sommet de l'Etat...

Le tribunal correctionnel a d'abord jugé que l'ancien Premier ministre n'avait rien fait de positif, il l'a donc relaxé de tout délit pour avoir agi.

Le tribunal a ensuite jugé son implication par rapport au prétendu "délit par abstention" (...), en général condamné par les auteurs de droit pénal ; et là aussi l'implication (...) n'est pas prouvée.

Voilà la relaxe !

Avec cette affaire, la conséquence politique est que la droite a deux candidats à la présidentielle, ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour elle...

De toute façon, l'affaire n'était pas assez grave pour qu'on fasse des paquets d'oranges pour Dominique de VILLEPIN !



PS : cette note est une coïncidence, je lisais les news sur internet quand Le Monde proposait de suivre en direct les annotations des journalistes présents dans la salle d'audience : j'ai pris 20 minutes pour mes lecteurs préférés ! Et voilà l'info dans la minute !
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 28 Janvier 2010 à 12:01
Les verts d'Europe Ecologie, le, le Front de gauche et les Socialistes (avec les radicaux et parfois avec le PC) se placent assez nettement en tête des intentions de vote pour les prochaines régionales. L'UMP et le Nouveau Centre semblent isolés et surtout sans matelas de voix pour le second tour. La gauche - que l'on peut donc voir comme éclatée - pourra espérer quant à elle dans des voix du NPA et de Lutte ouvrière (5% d'intention de vote). Le MoDem aura du mal à faire voter UMP... et le Front national, dont les voix se partagent, voudra tuer la droite pour faire renaître une droite nationale. L'exercice solitaire du pouvoir, jusqu'à tenir à distance le Premier ministre, laisse aujourd'hui le président de la République un peu seul, ce qui peut-être explique son besoin d'aller chercher des liens directement auprès de quelques Français, ce qui n'empêchera pas la sanction possible de tous les Français.
Rédigé par Hervé Causse le Mercredi 27 Janvier 2010 à 07:44
Une étude de PricewatehouseCoopers confirme que la France passera au 10e rang des
La semaine dernière, de façon fort peu politicienne - puisque je disais la vérité, j'annonçais (le 17 janvier) que la France allait dégringoler dans le classement mondial des grands pays. Cela pouvait être vu comme abstrait voire inexact ou, encore, inutile. Or une étude PricewatehouseCoopers, un des grands cabinets mondiaux d'audit et de conseil, vient de publier une étude qui donne exactement ce résultat.

Les Echos relatent cette étude dans son édition des 22-23 janvier (p. 7). Il est confirmé que la France passera au 9e ou 10e rang des "grandes nations" comme je l'écrivais ici même dimanche dernier. Les pays de l'actuel G7 passeront derrière les pays émergents dits aujourd'hui pays du E7. Ce sera fait vers 2030. Prudent comme un politicien, le journal place l'article dans un coin de page - il ne faut inquiéter ni ne fâcher personne.

L'utilité de l'observation conduit d'abord à réviser entièrement le jeu des actuelles règles internationales et, déjà, les sommets de G20 à répétition qui décident de diverses choses montrent la mutation de la gouvernance internationale. En second lieu, la France est condamnée à faire dans l'excellence dans quelques secteurs si elle souhaite conserver une place et une voix dans l'ordre international. Cette excellence exige d'ores et déjà une armée d'ingénieurs et de docteurs au moment même où l'Université française semble caler et les grandes Ecoles parfois douter.

Au plan local, des mégapoles vont surgir. Un maire de Lyon pèsera demain 10 fois plus qu'un embrouilleur de ministre d'un Etat surendetté et sans réelle marge de manoeuvre pour n'avoir pas su se gérer correctement. Un (bon) maire de ville moyenne sera un entrepreneur capable, au-delà des impôts à prélever et des crottes de chien à faire ramasser, de donner à son agglomération un destin économique dans un monde "fludifié" où rien ne protège du déclin et où toute bonne stratégie donne un rang international.

Cela ne sera pas dit dans la presse qui ne peut déranger ni à droite ni à gauche une classe politique qui ne se réforme pas et qui, pourtant, le devrait : l'essentiel de ses cadres est incapable d'assumer ce rôle local de leadership de demain. Et..., comme dirait l'autre, comme demain c'est déjà aujourd'hui....
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 24 Janvier 2010 à 15:11
Ce site dépasse voire écrase la distinction droite/gauche pour donner toutes les infos du Parti Radical (Valoisien, associé à l'UMP) ou du Parti radical de Gauche. Une tentative pure de défense du radicalisme....

Ce site s'appelle Mémoire et Modernité Radicales. Il est bien pratique pour avoir cette info qui par nature est éclatée... Cliquez sur le lien ci-dessous pour le visiter :

http://www.memoireetmoderniteradicales.com
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 17 Janvier 2010 à 19:08

note nationale

Suite à la note inquiète produite ci-dessous, je peux dire que le problème de notre belle France est simple. Il nous faut d'abord assimiler (et ce n'est pas fait) que notre pays sera, sous 10 ans, derrière 10 autres "nouveaux grands pays". Naturellement, ce constat devra être tempéré en termes de zones économiques au double titre de la zone euro et de l'Union économique.

Cependant, la zone culturelle, "politique" et économique que constitue la France demeurera avec ses institutions, sa population, sa langue, ses habitudes... La place de la France continuera de se poser, l'affaiblissement perpétuel de l'Etat par le marché, les institutions locales, l'Europe (l'Union) et les institutions internationales (apparition d'une gouvernance mondiale). L'objectif d'avoir des villes et villages et mégapoles compétitives demeurera... pardon... tout cela n'est-il pas évidence ?

Le double phénomène de l'affaiblissement et de la survie pourrait amener l'Etat à tenter une politique sélective. Il ne pourrait plus assurer un développement aussi soutenu qu'aujourd'hui en tous domaines. L'Etat jouerait alors un jeu de sélection sévère pour porter les domaines susceptibles d'être en vue au plan mondial. Seuls seraient financés . Fini les petits arrangements entre élus locaux qui tirent des financements et subventions pour un peu tout. On peut se demander si ce qui se fait en matière de financement universitaire n'est pas la préfiguration d'une telle politique (sélection de 12 pôles, on a vu également cela avec les pôles de compétitivité)..

En tout cas, au plan abstrait et général, pour notre avenir, le problème ne serait plus de trouver un grand homme à la taille d'un grand pays puisque grand pays il n'y aurait objectivement plus. Il y aurait alors à trouver l'homme discret et judicieux qui sait faire les choix pertinents en phase avec les différents acteurs. Alors que l'Etat était "géré" par des lois politiques et structurantes, l'Etat produirait des lois de gestion économiques. Toute la question sera alors de redéfinir ce qu'est le champ politique dans un monde où un G20 peut soudainement prescrire à 100 pays de se mettre au diapason d'une série de règles adoptées en sommets.

Dans ce jeu, on le décrit ci-dessous dans une note sur les mégapoles, celles-ci auront un rôle particulier. Elles tisseront un réseau original, des compétences et métiers spéciaux porteurs au plan international. Cet aspect est un sur dix des grandes mutations qui s'annoncent et on n'ira pas plus loin dans la réflexion.

L'Etat qui était devient tout autre chose, ce qu'il faut dire au public à défaut de courage des élus pour l'annoncer aux citoyens. Assurément, le champ politique ne sera pas aboli, mais que voudra-t-il dire ? Que pourra-t-il dire ? Que peu de personne s'en inquiète et dresse de perspectives pour la gestion publique de demain est assez inquiétant...

Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 17 Janvier 2010 à 10:35
Nous savons tous ce que nous avons à faire... A l'ONU, le représentant du pays malheureux a rappelé que même un don d'un dollar US (allez, un euro pour nous !) était significatif.

A partir du site de France 2 (cliquez ci-dessous) vous pouvez aller sur le site de la fondation de France ou de La Croix Rouge :

PourDonner
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 14 Janvier 2010 à 10:35
Vers une
Le chômage qui grimpe, les déficits publics et para-publics qui s'envolent, comme les bonus des traders, l'insécurité qui ne s'améliore pas malgré des annonces toujours plus spectaculaires les unes que les autres depuis bien des années, une campagne contre la grippe A qui laisse perplexe, une répartition du produit de la croissance totalement déséquilibré pour les plus riches, des jeunes gens parqués dans un enseignement supérieur clairement à deux niveaux, la disparition de la classe moyenne qui faisait l'unité de la société, des politiciens sans idées qui se transforment en seigneur d'un fief en précipitant la fin de l'Etat, un président européen qui est déjà oublié, une réforme de la délirante finance internationale qui s'estompe... et tout cela dans un tourbillon médiatique d'une légèreté et une insignifiance désolantes.

Rien ou presque ne semble maîtrisé.

Voir tout cela n'est pas céder à un pessimisme de mauvais aloi et, sur le plan personnel, je garde en tête quelques fulgurances en forme d'espoir. Pour cela, il faut accepter diverses transformations radicales qui s'amorcent, dont celle qui transforme la France en un espace de 12 grandes villes qui seront des mégapoles, des conurbations visibles d'emblée de tout point dans le monde.

Voilà le coeur de l'affaire : pour maîtriser il faut comprendre l'évolution pour l'apprivoiser, jouer avec elle sinon se déjouer d'elle ce qui est impossible.

Les autres cités, dont celle de "Reims-Champagne", devront acquérir sinon ce rang (de Mégapoles) au moins ce rythme de vie (de métropole s mondiales). Elle devront y parvenir à la force du poignet et sans les aides massives que l'Etat apporte ailleurs (ne nous faut-il pas payer la fin de ligne TGV jusqu'à STRASBOURG -la gâtée européenne?). Il va falloir bâtir des villes qui existent et se maintiennent par les liens d'un réseau mondial. Ce réseau leur donnera les échanges, les communications, les femmes et les hommes, bref les complémentarités utiles pour avoir une dimension mondiale.

Dans ce grand jeu de la concurrence, ce ne sont pas les solidarité nationales, régionales qui primeront. Ce sont les solidarités transnationales locales qui vaudront. Naturellement, avant que les dirigeants comprennent et puissent tenir ce discours, il faudra 10 ou 20 ans, ce qui leur laissera le temps de marmonner pendant longtemps le bla-bla sur les territoires... Mais comment bâtir des "territoires" quand l'Etat lui-même a volé en éclats sous le joug des échanges économiques et numériques mondiaux ?!

La Champagne, et spécialement REIMS, qui est déjà visible depuis l'étranger, doit jouer ce jeu qui est déjà commencé. Je disais au président d'une grande maison de champagne que l'économie locale devait être l'aiguillon de cette politique qui n'est pas conventionnelle. Je ne sais si cet enjeu peut être compris et senti par anticipation.

Reims-Champagne n'a pas de nombreux atouts pour relever ce défi, ne parlons pas la langue de bois ! Je crois qu'elle en a juste assez. Pour réussir la transformation de la ville en "équipe" qui existe au plan mondial, tout dépend alors de l'agencement et de la stratégie qui seront retenus. Tout dépend de la matière grise que l'on peut placer dans ce projet !
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 10 Janvier 2010 à 15:41

note nationale

Pour une autre vision de la noblesse de la politique
Voilà un livre d'entretiens à lire et à méditer.

Il y a cependant un regret. Ce livre qui vaut "mémoires" se confond avec un livre d'action car il y a comme une place encore laissée libre...

ArticleDuMondeSurLOuvrage
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 8 Janvier 2010 à 22:22
Il y a de quoi s'étonner. En partie "inclassable", Philippe SEGUIN recueille une certaine unanimité jusque dans les syndicats... Pourtant, malgré ses fonctions éminentes, l'intéressé n'aura finalement jamais été en mesure d'accéder à Matignon a fortiori à L'Elysée...

Hier, vivant, ou plutôt avant-hier (avant son retrait de la vie politique) on a jamais spécialement mis en valeur toutes les qualités qu'on lui prête au lendemain de sa disparition. Et voilà qu'aujourd'hui la presse, les amis politiques, les adversaires, les syndicats, voire la population... saluent une personne qui ne surfait pas sur la vague, qui restait avec ses idées et qui, inévitablement, était inclassable (encore qu'en science politique les "gaullistes sociaux" ou "gaullistes de gauche" n'ont pas inconnus...).

Un tel hommage dépasse en tout cas la compassion liée à une disparition récente. Il y a une contradiction flagrante. L'inclassable n'a pu parvenir qu'à des responsabilités (opérationnelles) de second rang, et voilà qu'on dit maintenant que c'était lui le meilleur à droite !?

Que ne le lui a-t-on dit de son vivant ?!

Que ne lui a-t-on pas donné la responsabilité du pays pour qu'il le mette sur ses larges épaules quand la droite arrivait au pouvoir ?

Ah, oui, il avait des colères ! Ce n'est pas bien, ça, avoir des colères ; il faut être bien sage et conventionnel ! Bien plat et aplati comme une merluche.

Les ambitieux retiendront la leçon et en feront un adage, que dis-je, une ligne de conduite qui leur permettra d'accéder à toutes les fonctions avec en clés tous les échecs liés à leur exercice !

"Pour vivre ambitieux, vivons classés !"
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 8 Janvier 2010 à 21:51

note nationale

La disparition d'un certain républicain, Philippe SEGUIN
Le journal Le Monde lui rend un premier hommage dans sa livraison du 8 janvier 2010. Il avait le poids qui est tellement rare en politique et des traits vrais sans fards que la plupart des dandys des médias parisiens n'auront jamais. Il rappelait, à sa façon, que le gaullisme de gauche a laissé à la droite une pensée politique nuancée, sauf sur l'intérêt général et la République. La vie ne lui avait pas que fait des cadeaux et c'est dans cette adversité qu'il a puisé ses convictions et son tempérament. Sa disparition intervient alors qu'il avait quitté la vie politique, en 2002, mais point la vie publique. Nommé Premier président de la Cour de comptes, il avait accès à la parole publique, singulièrement pour dénoncer les insuffisances de gestion de l'Etat. Un dernier rapport de décembre le faisait encore spectaculairement et avec toute l'autorité qu'il convenait. L'ancien ministre, député, président de l'Assemblée nationale, maire... avait-il eu cette dernière conviction que le meilleur service de la France n'était plus dans les mandats électoraux ?

Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 7 Janvier 2010 à 23:20
Aux lecteurs de passage et aux habitués... Tous nos meilleurs voeux pour l'année 2010.
Avec cette brève note, l'usage est ainsi respecté et il nous permet aussi de remercier du fond du coeur les milliers de lecteurs, de passage ou habitués, qui ont pris le biais de lire ou de simplement consulter ce blog, y compris lorsqu'il est au repos !

Un lien fort est ainsi créé bien que je ne puisse pas toujours en apprécier l'exacte force. Mais nous savons que nous avons à tout instant la possibilité de réaliser de belles choses, le cas échéant de votre initiative !

Que 2010 ne soit pas seulement pour vous une année de transition entre 2009, année des indulgences aux plus forts et 2011 année de la rigueur pour les plus faibles...

Puissiez vous réaliser et voir se réaliser vos voeux !

Bonne année 2010 !
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 1 Janvier 2010 à 16:34

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