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Suite à une enquête du magazine "Challenges", on avait évoqué il y a plusieurs mois les difficultés financières de la municipalité de Reims (la gestion de la ville était présentée comme l'un des trois dernières parmi les grandes villes de France). Le maire a voulu rattraper des années de sommeil (néanmoins coûteuses en raison notamment du Centre des congrès) sans s'en donner les moyens : pas d'augmentation d'impôts et peu d'accueil d'entreprises. Un rapport comptable de 2006 circule officieusement qui indique les 2 ou 3 pistes à suivre pour rééquilibrer dépenses et recettes. Mais les responsables politiques mentent au rémois, d'abord par omission en cachant ce rapport, ensuite par action en refusant de dire des choix raisonnables. La Gauche municipale, quant elle même, n'a même pas le rapport qu'elle attend depuis 6 mois, ne parvenant ainsi pas à réprimer les moments d'autocratie de M. SCHNEITER.


Rédigé par Hervé Causse le Mercredi 27 Décembre 2006 à 12:09

Le Monde consacre un article, presque émouvant, sur la dure vie des petits commerçants. Ils furent longtemps un des pôles électoral des radicaux. Ils symbolisaient la possibilité de grimper socialement, souvent avec peu de diplômes mais toujours avec beaucoup de travail. On va y revenir, et les boutiques à Kebab le montrent...

La majorité de la population a enfin compris que les diplômes ne sont pas un "droit à un emploi", mais seulement une chance, un atout, d'en trouver un. Il lui en a fallu du temps ! Depuis toujours je vois des étudiants qui font Bac plus 4 en droit pour... presque rien (sur le plan professionnel). Pour beaucoup, y compris ceux qui ont un bac plus 5, la voie du commerce, de la petite entreprise, sera demain salutaire.

Je connais ainsi un diplômé d'économétrie, titulaire d'un DESS qui, avec deux copains d'Ecole supérieure de commerce (!), ont décidé de monter un SARL consacrée aux travaux généraux : ils sont allés passer leur CAP après leur "hauts diplômes" pour apprendre à... faire quelque chose... Et leur petite entreprise marche ! Eux pourront faire grimper leur entreprise à une grande organisation car il sauront le métier et celui de chef d'entreprise. C'est ce pragmatisme là que le radicalisme apprécie particulièrement.


Rédigé par Hervé Causse le Samedi 23 Décembre 2006 à 08:33

Jamais la campagne n'a été aussi proche de la ville. Réinventer une agriculture, en transformant les activités d'hier en activités de demain, c'est ce que la nation demande à l'agriculture. C'est ce que le monde globalisé impose au monde agricole. Pour cela, le monde agricole a besoin des chercheurs, spécialement des jeunes. Ils inventeront de nouvelles méthodes de productions à mettre en oeuvre, pour de nouveaux produits. C'est un peu inventer la ville à la campagne, à moins que ce ne soit l'inverse.

Tout cela pour dire - oh oubli ! - que la fracture ville/campagne peut probablement être réduite par cette collaboration, par cette réalité et quelques d'autres (l'internet aussi met la ville à la campagne). Le Pôle de compétitivité agro-ressources des régions Picardie-Champagne peut contribuer à cette réunion des deux territoires. Mais, problème, certains me disent : le Pôle ? Quelle adresse ? Le Pôle ? C'est quoi exactement ? On reviendra sur ce manque de clarté de cette "institution" technocratique que sont les "Pôles".


Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 10 Décembre 2006 à 16:18

Institution majeure de la démocratie et de la République, les partis politiques sont peu et mal réglementés. La Constitution de 1958 n'en parle pas assez précisément et la loi non plus. C'est par les règles de financement que les partis seraient aujourd'hui le mieux ???réglementés ! Mais l'essentiel est tout de même d'observer qu'un parti politique peut ne pas être démocratique, aucune règle précise ne s'y oppose !


L'indiscipline n'est pas non plus vue comme un mal. Les candidats dissidents sont nombreux et, pas un instant, ne se posent une question morale, juridique ou politique. Travailler et vanter un parti puis, quelques semaines après, se présenter contre son candidat (dit inutilement "officiel"), cela ne gêne personne. Les candidats à des fonctions républicaines et légitimes entrent ainsi dans la course au mandat en violant des principes qu'ils prétendent défendre !

Mais les partis sont eux-même pousse au crime : si le dissident est élu, personne ne verra d'objection à ce qu'il devienne ministre (cas de C. Vautrin). Du reste, un ministre peut également piquer une circonscription à un député en place et de son camp (cas de R. Dutreil), et tout le monde applaudi (ou presque). La haute pensée qui préside à cette position honteuse repose dans le grand principe (je blague) "la politique c'est dur !". Et les âneries ça dure !

Après on s'étonnera qu'il y ait de l'abstention ! Mais moi je les comprends les abstentionnistes.

Contrairement aux politiciens qui veulent rendre le droit de vote obligatoire (c'est actuellement un devoir sans sanction, donc ce n'est pas une obligation), vu l'état des institutions et des moeurs politiques, je suis pour la reconnaissance formelle du droit à l'abstention. Il faut le formaliser en un droit (en bureau de vote) de se pronconcer "Ne participe pas au scrutin", ainsi que dans un droit de vote au bulletin blanc (lesquels compteraient dans les exprimés). Pourquoi obliger les électeurs à choisir un candidat quand ils sont tous médiocres et/ou peu recommandables ?

Je suis donc pour la reconnaissance "du droit de s'abstenir". Et comme nombre de politiciens et intellos le ressassent, j'ajouterai que je suis pour "le droit fondamental (ça fait bien non ?) de s'abstenir".
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 10 Décembre 2006 à 09:20

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