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Le PRG dans la presse

En Chinois, le mot crise s'écrit avec deux idéogrammes: l'un signifie "catastrophe", et l'autre "opportunité". Le jeune maire de Romilly dont la notoriété dépasse désormais la Belle Idée en a eu une belle, idée: profiter de l'opportunité... A moins qu'il ne fonce tout droit vers la catastrophe. Selon lui, il faut construire plus, pour loger plus. Elémentaire mon cher Watson. Surtout en phase de récession économique liée à l'éclatement de la bulle immobilière. Résultat: il projette de construire 1600 logements! Une petite explication de texte s'impose...

Ses déclarations à l'Est Eclair (Edition du 23 mai 2009)
"Je me suis engagé lors de mon programme à créer 1 600 logements pendant mon mandat, soutient le maire, mais avec le souci de la mixité sociale. Romilly a déjà un pourcentage de logements sociaux supérieur à ce qu'exige la loi et je ne souhaite pas aller au-delà d'un tiers. Non, qu'il ne faille pas que les gens en difficulté trouvent un toit, mais parce que l'on sait bien que cela conduit à les « ghettoriser » et que le bon équilibre est dans la mixité".

Savoir lire Vuillemin dans le texte:
Dans une ville comme Romilly, "faire de la mixité" signifie "détruire du logement social" et "ne pas ghettoïser" les populations signifie "les prier d'aller se loger ailleurs". Une façon comme une autre de changer la composition sociologique de la ville en espérant que des urnes sortiront des résultats plus compatibles à ce que voudrait espérer une municipalité UMP en sursis.

Un double pari dangereux pour la ville:
Derrière les tartarinades de celui qui confond communication et action, deux questions se posent: Combien Eric Vuillemin devra-t-il détruire de logements sociaux pour que Romilly arrive au seuil qu'il s'est fixé, soit un tiers de son parc de logements? En pleine récession immobilière, quel investisseur privé misera sur des programmes de logement sans garantie de rentabilité ? (rénover des sites industriels suppose des moyens importants et les opérations phares de la ville de Troyes, type Fra For, sont actuellement dans les limbes). Eric Vuillemin engagera-t-il les finances des Romillons d'une manière ou d'une autre afin de presser ces réalisations?

Deux certitudes:
Contrairement aux déclarations tonitruantes d'Eric Vuillemin, il n'y aura pas 1600 logements nouveaux, ni même 1200 à Romilly au terme de son mandat en 2014. Le temps joue contre lui et pour les raisons d'équilibre financier déjà évoquées il n'y parviendra pas, même à la hussarde.
Le bon sens Romillon qui ne saurait - lui - mentir s'exprime à propos des grands travaux d'Eric Vuillemin. "A quoi bon vouloir créer tous ces logements si il n'y a pas les emplois qui vont avec?" Le principe de réalité en somme...


MB/CJZ

Rédigé par Cercle Jean Zay PRG Romilly 24/05/2009