Rejoignez les radicaux de gauche - Militez au Cercle PRG de Troyes et agglomération: info@prg10.org
Dernières notes
Troyes Pour Tous
Auboisement Correct
-
Ryanair prolonge l'expérience de Vatry
03/09/2010 18:31 - Léo -
Cessons de cracher dans la soupe !
03/09/2010 17:30 - mohamed -
Naissances du 3 septembre 2010
03/09/2010 06:38 - état civil AC -
Décès du 3 septembre 2010
03/09/2010 06:27 - état civil AC -
Mariages du 2 septembre 2010
02/09/2010 07:06 - état civil AC -
Naissances du 2 septembre 2010
02/09/2010 07:03 - état civil AC
PRG Aube
-
Liberté, égalité, fraternité: Rassemblement le 4 septembre à 12h00 à Troyes
-
Université d'été du PRG du 3 au 5 septembre à Seignosse (Landes)
-
Transformer les préfets de police en « une police de préfets » est une grave erreur républicaine
-
Les JRG soutiennent la journée de manifestation contre la réforme de la retraite du 24 juin 2010
-
Hotel du département / Bourse du travail: arrêtons les frais
L'atelier Radical
Cercle Jean Zay (Romilly)
-
Dimanche 14 mars : Fédérons pour réussir
-
Samedi 6 mars 17h00: Réunion publique Salle de la Béchère en présence de Jean Paul Bachy
-
Régionales: accord PS-MRC-PRG, "première pierre de la maison commune"
-
Pétition nationale contre la suppression de 2500 postes de gendarmes.
-
Des primaires communes pour redynamiser la démocratie
Archives
Conseil municipal de Troyes
François Baroin épinglé par le Canard enchaîné
Grâce à François Baroin, la Ville de Troyes conforte sa réputation au plan national. C'est lui-même qui le dit. Pour preuve, ce brevet de "bonne gouvernance" qui vient de lui être décerné par le Canard enchaîné.
Le Canard Enchaîné du 29 octobre épingle le député-maire de Troyes dans sa rubrique "Krach Krach" pour son obstination à faire voter par la majorité municipale (l'opposition s'est unanimement prononcée contre) deux garanties d'emprunts considérées comme toxiques contractées par l'office public de l'habitat Aube Immobilier (ancien OPAC de l'Aube) à hauteur de 28 millions d'euros.
C'est avec tout le pathos de rigueur que le député maire UMP de Troyes a justifié le 23 octobre cette décision de passer en force par son souci de protéger les locataires afin "de ne pas augmenter d'un euro pas mois" leur loyer. Au risque que ces mêmes locataires, qui sont aussi des contribuables, paient la facture quand seront appliqués les intérêts exorbitants d'une dette non maîtrisée.
François Baroin, acceptant de couvrir, six mois après leur renégociation, 28 millions d'euros de dettes sur 27 ans à des taux d'intérêt qu'il ne maîtrise pas puisqu'ils sont indexés sur le cours de devises telles que le Yen ou le Dollar! Est-ce bien sérieux? Mais il est vrai que le président d'Aube Immobilier n'est autre que son collègue Jean-Claude Mathis, député UMP de la 2ème circonscription.
Tout cela méritait bien une brève dans le Canard Enchaîné. Quant au mythe de la prétendue bonne gestion, on s'aperçoit qu'il ne repose que sur les volutes d'une communication certes très bien soignée mais qui ne suffira pas pour occulter la réalité des faits.
Le Canard Enchaîné du 29 octobre épingle le député-maire de Troyes dans sa rubrique "Krach Krach" pour son obstination à faire voter par la majorité municipale (l'opposition s'est unanimement prononcée contre) deux garanties d'emprunts considérées comme toxiques contractées par l'office public de l'habitat Aube Immobilier (ancien OPAC de l'Aube) à hauteur de 28 millions d'euros.
C'est avec tout le pathos de rigueur que le député maire UMP de Troyes a justifié le 23 octobre cette décision de passer en force par son souci de protéger les locataires afin "de ne pas augmenter d'un euro pas mois" leur loyer. Au risque que ces mêmes locataires, qui sont aussi des contribuables, paient la facture quand seront appliqués les intérêts exorbitants d'une dette non maîtrisée.
François Baroin, acceptant de couvrir, six mois après leur renégociation, 28 millions d'euros de dettes sur 27 ans à des taux d'intérêt qu'il ne maîtrise pas puisqu'ils sont indexés sur le cours de devises telles que le Yen ou le Dollar! Est-ce bien sérieux? Mais il est vrai que le président d'Aube Immobilier n'est autre que son collègue Jean-Claude Mathis, député UMP de la 2ème circonscription.
Tout cela méritait bien une brève dans le Canard Enchaîné. Quant au mythe de la prétendue bonne gestion, on s'aperçoit qu'il ne repose que sur les volutes d'une communication certes très bien soignée mais qui ne suffira pas pour occulter la réalité des faits.
MB / Cercle Pierre Mendès-France
29 Octobre 2008
Rédigé par MB / Cercle Pierre Mendès-France le 29 Octobre 2008 à 12:12
A Troyes et dans ses environs
Vendredi 14 novembre au Petit Louvre: conférence sur la décroissance
Le "socialisme réel" discrédité à la fin du XXe siècle, le capitalisme financier en ruines au début du XXIe siècle et générateur d'inégalités béantes, le mythe d'une croissance uniquement fondée sur l'accumulation de richesse sérieusement écorné, quelles solutions nouvelles devons nous inventer?
Les Verts Aube organisent une conférence
le vendredi 14 novembre 2008 à 19h00 l'amphithéâtre du Petit Louvre (rue Linard Gonthier).
Thème:
Vers la Décroissance
Intervenants:
Harold Bernat, agrégé de philosophie, professeur au Lycée Marie de Champagne à Troyes, auteur de Prométhée déchaîné, Nietzsche et le problème des valeurs, Des-montages.
et
Samuel Pelras, agrégé de philosophie, professeur au lycée Chrestien de Troyes, auteur de La démocratie libérale en procès (Paris, L’Harmattan, 2006).
Entre libre et ouverte à tous
Tous les détails sur cette conférence sur le site des Verts Aube
Les Verts Aube organisent une conférence
le vendredi 14 novembre 2008 à 19h00 l'amphithéâtre du Petit Louvre (rue Linard Gonthier).
Thème:
Vers la Décroissance
Intervenants:
Harold Bernat, agrégé de philosophie, professeur au Lycée Marie de Champagne à Troyes, auteur de Prométhée déchaîné, Nietzsche et le problème des valeurs, Des-montages.
et
Samuel Pelras, agrégé de philosophie, professeur au lycée Chrestien de Troyes, auteur de La démocratie libérale en procès (Paris, L’Harmattan, 2006).
Entre libre et ouverte à tous
Tous les détails sur cette conférence sur le site des Verts Aube
PRG Cercle Pierre Mendès-France
27 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 27 Octobre 2008 à 11:15
Intervenant au forum de la gauche et des écologistes du 21 octobre, Jean-Michel Baylet, président du PRG, a esquissé les contours d'une gauche unie et rénovée et a dressé un tableau des propositions politiques qui réunissent les familles progressistes. Etre de gauche, a-t-il déclaré, "c'est plus que jamais préférer le mouvement à l'ordre injuste". C'est "faire de l'homme la mesure et la finalité de toute action politique". Voici le texte intégral de son intervention.
Mes chers amis,
Mes chers amis de la gauche enfin réunie
Oui, j’ai voulu souligner le fait que nous sommes enfin réunis car je crois que nos concitoyens attendent depuis des semaines, depuis des mois que la gauche exprime enfin un point de vue commun et porteur d’espérance sur la crise inédite que traverse le système capitaliste.
Quant à l’aspect strictement financier – je dirais symptomatique – de cette crise, nous avons adopté des positions divergentes. Le Parti Radical de Gauche assume la sienne :le plan européen d’aide aux banques, c’est-à-dire d’aide à tous les épargnants et de retour à la confiance, était tout à fait indispensable. Pour autant, en l’approuvant nous n’avons donné aucun quitus à la doctrine économique libérale ni à la politique sociale du gouvernement français. Nous avons seulement pris nos responsabilités à l’égard de la communauté nationale, comme il était normal de le faire.
Pour aujourd’hui, et si je peux corriger légèrement l’intitulé de notre invitation, nous sommes priés d’élaborer un terme nouveau et alternatif à l’idéologie libérale qui se donne à voir avec toutes ses conséquences déjà constatées ou facilement prévisibles : à supposer la crise financière dépassée –ce qui n’est pas acquis-, une très grave récession économique se profile en raison du manque d’oxygène dont pâtit l’économie qu’on appelle désormais réelle, mais aussi à cause des choix spécifiquement nationaux qui n’ont été dictés que par une vision dogmatique de la situation et des attentes de notre pays.
L’avons-nous assez dit ? L’option du bouclier fiscal, l’atteinte aux services publics (en premier lieu l’Education Nationale et, plus récemment, La Poste), les menaces sur le Code du travail et tous les a priori sur les vertus du libéralisme à l’américaine, une Amérique de Reagan et Bush, ont placé notre pays dans une situation spécialement défavorable.
Mais les Français ne nous attendent pas là :il ne sert à rien de soumettre au diagnostic ce qui est passible d’ autopsie. Nous devons proposer des remèdes et une autre voie.
J’en étonnerai plus d’un de ceux qui nous ont reproché de faire cavalier seul dans la phase récente, en signifiant la volonté radicale d’une gauche à la fois unie et totalement rénovée par les gages que je veux donner ici à des propositions émanant des autres familles progressistes.
A nos amis Verts je veux dire que nous sommes reconnaissants –et Michel Crépeau l’était déjà- à la pensée écologique d’avoir contesté l’équation abusive entre la croissance quantitative et le progrès humain, cette assimilation venue du positivisme et du scientisme alors justifiée mais qu’il nous faut reconsidérer aujourd’hui. Et avec eux j’estime que les critères des aides publiques à l’économie mais aussi du commerce international doivent être demain des critères environnementaux, sociaux et démocratiques.
J’ai entendu aussi la proposition communiste de constituer, autour de la Caisse des Dépôts, de la Caisse d’Epargne et de La Poste, un pôle financier d’un type nouveau orienté vers l’aide à la création d’emplois, l’innovation et l’exportation, en clair vers le gisement de richesses insuffisamment exploité des PME. C’est une idée que les radicaux avaient déjà émise au Sénat au plus fort de la crise financière.
Pour leur part, nos amis du MRC disent depuis longtemps que, dans sa configuration actuelle, l’Europe ne répond pas aux attentes de nos concitoyens, qu’elle souffre d’insuffisance politique et d’un excès de technicité. Eh bien les radicaux, fédéralistes européens convaincus en sont d’accord et n’ont cessé de le dire tout en refusant de jeter le bébé Europe avec l’eau du bain de la Banque centrale. La séquence que nous avons vécue voilà huit jours prouve à l’évidence que la volonté politique peut s’imposer au laisser-aller libéral mais elle démontre aussi que l’Europe, quand elle parle d’une seule voix, peut faire entendre cette voix dans le monde.
Et la voix de l’Europe pourrait être plus audible encore si nous choisissions résolument le surplomb de la politique sur l’économie et la finance et non l’inverse. J’ai compris que c’était aujourd’hui la position du Parti Socialiste qui soutient un plan européen pour stimuler l’investissement privé et financer des infrastructures publiques. Nous voilà certes loin de l’Acte Unique adopté par une majorité de gouvernements socialistes…et plus près des solutions du keynésianisme classique mais, une fois de plus, les radicaux pensent que c’est le bon chemin.
J’irai cependant plus loin. Puisqu’il faut –nous en sommes tous d’accord-réhabiliter la politique, pourquoi nous priver de ses moyens par excellence et notamment du levier budgétaire ? Une politique économique n’est pas seulement une stricte gestion de l’orthodoxie monétaire et la crise actuelle nous montre la vanité d’une telle conception quand elle s’érige en finalité.
Le volontarisme c’est aussi de mobiliser les instruments financiers communautaires en faveur de l’investissement productif et de l’emploi. C’est de ne pas renoncer à un déficit budgétaire européen qui doperait nos exportations tout en nous permettant de financer nos aides à l’investissement et nos grands travaux d’intérêt général. Nos alliés américains se gênent-ils pour nous faire payer par le pouvoir d’arbitrage de leur monnaie le déficit de la Réserve Fédérale ?
Ceci m’amène pour conclure à la question décisive d’un nouvel ordre international. Le système de Bretton-Woods a vécu ; il vient d’exploser sous nos yeux. Fondé sur la suprématie militaire et économique d’une seule puissance, il est tout à fait inadapté à un monde multipolaire où il faudra faire leur place aux pays émergents, discipliner les fonds d’investissement, qu’ils soient privés ou souverains, taxer les mouvements financiers spéculatifs totalement déconnectés de l’effort productif des vrais travailleurs, entrepreneurs ou salariés, enfin et surtout proposer à deux milliards et demi d’hommes vivant sous le seuil de pauvreté et à plus de neuf cent millions d’humains aujourd’hui frappés par la famine autre chose que les potions mortifères du FMI ancienne manière.
Dans ce nouvel ordre à bâtir sur des fondements de justice et de progrès, les accords de Marrakech, caducs à l’instant même de leur signature, ne sont en somme qu’une conséquence : nous ne pouvons plus tolérer un commerce international faisant fi de l’environnement, de la justice sociale et des Droits de l’Homme !
Allons, mes chers amis, la gauche a encore beaucoup à dire à nos concitoyens, et la France a encore une voix singulière à faire entendre en Europe et dans le monde à la condition de ne pas renoncer à l’essentiel de nous-mêmes. Etre de gauche, c’est plus que jamais préférer le mouvement à l’ordre injuste, c’est faire de l’Homme la mesure et la finalité de toute notre action politique. Le moment est venu de prouver que ces mots ne sontpas vains.
Mes chers amis de la gauche enfin réunie
Oui, j’ai voulu souligner le fait que nous sommes enfin réunis car je crois que nos concitoyens attendent depuis des semaines, depuis des mois que la gauche exprime enfin un point de vue commun et porteur d’espérance sur la crise inédite que traverse le système capitaliste.
Quant à l’aspect strictement financier – je dirais symptomatique – de cette crise, nous avons adopté des positions divergentes. Le Parti Radical de Gauche assume la sienne :le plan européen d’aide aux banques, c’est-à-dire d’aide à tous les épargnants et de retour à la confiance, était tout à fait indispensable. Pour autant, en l’approuvant nous n’avons donné aucun quitus à la doctrine économique libérale ni à la politique sociale du gouvernement français. Nous avons seulement pris nos responsabilités à l’égard de la communauté nationale, comme il était normal de le faire.
Pour aujourd’hui, et si je peux corriger légèrement l’intitulé de notre invitation, nous sommes priés d’élaborer un terme nouveau et alternatif à l’idéologie libérale qui se donne à voir avec toutes ses conséquences déjà constatées ou facilement prévisibles : à supposer la crise financière dépassée –ce qui n’est pas acquis-, une très grave récession économique se profile en raison du manque d’oxygène dont pâtit l’économie qu’on appelle désormais réelle, mais aussi à cause des choix spécifiquement nationaux qui n’ont été dictés que par une vision dogmatique de la situation et des attentes de notre pays.
L’avons-nous assez dit ? L’option du bouclier fiscal, l’atteinte aux services publics (en premier lieu l’Education Nationale et, plus récemment, La Poste), les menaces sur le Code du travail et tous les a priori sur les vertus du libéralisme à l’américaine, une Amérique de Reagan et Bush, ont placé notre pays dans une situation spécialement défavorable.
Mais les Français ne nous attendent pas là :il ne sert à rien de soumettre au diagnostic ce qui est passible d’ autopsie. Nous devons proposer des remèdes et une autre voie.
J’en étonnerai plus d’un de ceux qui nous ont reproché de faire cavalier seul dans la phase récente, en signifiant la volonté radicale d’une gauche à la fois unie et totalement rénovée par les gages que je veux donner ici à des propositions émanant des autres familles progressistes.
A nos amis Verts je veux dire que nous sommes reconnaissants –et Michel Crépeau l’était déjà- à la pensée écologique d’avoir contesté l’équation abusive entre la croissance quantitative et le progrès humain, cette assimilation venue du positivisme et du scientisme alors justifiée mais qu’il nous faut reconsidérer aujourd’hui. Et avec eux j’estime que les critères des aides publiques à l’économie mais aussi du commerce international doivent être demain des critères environnementaux, sociaux et démocratiques.
J’ai entendu aussi la proposition communiste de constituer, autour de la Caisse des Dépôts, de la Caisse d’Epargne et de La Poste, un pôle financier d’un type nouveau orienté vers l’aide à la création d’emplois, l’innovation et l’exportation, en clair vers le gisement de richesses insuffisamment exploité des PME. C’est une idée que les radicaux avaient déjà émise au Sénat au plus fort de la crise financière.
Pour leur part, nos amis du MRC disent depuis longtemps que, dans sa configuration actuelle, l’Europe ne répond pas aux attentes de nos concitoyens, qu’elle souffre d’insuffisance politique et d’un excès de technicité. Eh bien les radicaux, fédéralistes européens convaincus en sont d’accord et n’ont cessé de le dire tout en refusant de jeter le bébé Europe avec l’eau du bain de la Banque centrale. La séquence que nous avons vécue voilà huit jours prouve à l’évidence que la volonté politique peut s’imposer au laisser-aller libéral mais elle démontre aussi que l’Europe, quand elle parle d’une seule voix, peut faire entendre cette voix dans le monde.
Et la voix de l’Europe pourrait être plus audible encore si nous choisissions résolument le surplomb de la politique sur l’économie et la finance et non l’inverse. J’ai compris que c’était aujourd’hui la position du Parti Socialiste qui soutient un plan européen pour stimuler l’investissement privé et financer des infrastructures publiques. Nous voilà certes loin de l’Acte Unique adopté par une majorité de gouvernements socialistes…et plus près des solutions du keynésianisme classique mais, une fois de plus, les radicaux pensent que c’est le bon chemin.
J’irai cependant plus loin. Puisqu’il faut –nous en sommes tous d’accord-réhabiliter la politique, pourquoi nous priver de ses moyens par excellence et notamment du levier budgétaire ? Une politique économique n’est pas seulement une stricte gestion de l’orthodoxie monétaire et la crise actuelle nous montre la vanité d’une telle conception quand elle s’érige en finalité.
Le volontarisme c’est aussi de mobiliser les instruments financiers communautaires en faveur de l’investissement productif et de l’emploi. C’est de ne pas renoncer à un déficit budgétaire européen qui doperait nos exportations tout en nous permettant de financer nos aides à l’investissement et nos grands travaux d’intérêt général. Nos alliés américains se gênent-ils pour nous faire payer par le pouvoir d’arbitrage de leur monnaie le déficit de la Réserve Fédérale ?
Ceci m’amène pour conclure à la question décisive d’un nouvel ordre international. Le système de Bretton-Woods a vécu ; il vient d’exploser sous nos yeux. Fondé sur la suprématie militaire et économique d’une seule puissance, il est tout à fait inadapté à un monde multipolaire où il faudra faire leur place aux pays émergents, discipliner les fonds d’investissement, qu’ils soient privés ou souverains, taxer les mouvements financiers spéculatifs totalement déconnectés de l’effort productif des vrais travailleurs, entrepreneurs ou salariés, enfin et surtout proposer à deux milliards et demi d’hommes vivant sous le seuil de pauvreté et à plus de neuf cent millions d’humains aujourd’hui frappés par la famine autre chose que les potions mortifères du FMI ancienne manière.
Dans ce nouvel ordre à bâtir sur des fondements de justice et de progrès, les accords de Marrakech, caducs à l’instant même de leur signature, ne sont en somme qu’une conséquence : nous ne pouvons plus tolérer un commerce international faisant fi de l’environnement, de la justice sociale et des Droits de l’Homme !
Allons, mes chers amis, la gauche a encore beaucoup à dire à nos concitoyens, et la France a encore une voix singulière à faire entendre en Europe et dans le monde à la condition de ne pas renoncer à l’essentiel de nous-mêmes. Etre de gauche, c’est plus que jamais préférer le mouvement à l’ordre injuste, c’est faire de l’Homme la mesure et la finalité de toute notre action politique. Le moment est venu de prouver que ces mots ne sontpas vains.
PRG Cercle Pierre Mendès-France
22 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 22 Octobre 2008 à 15:07
Penser global...
C'est au nom de l'intérêt européen et d'une vision radicale de l'Europe fédérale que Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche et sénateur de Tarn et Garonne a expliqué le vote des parlementaires radicaux de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat: "il est du devoir d’une opposition responsable et sûre d’elle-même de dépasser les strictes considérations partisanes pour s’attacher à l’intérêt public national –et, en l’occurrence, à l’intérêt du continent européen– tout en aiguillonnant le pouvoir exécutif et en le rappelant à l’objectif de justice sociale sans lequel aucune politique économique n’a de sens puisqu’elle ne se donne pas l’Homme comme mesure et comme finalité"...
...agir local
Lors de cette même séance de Discussion du Projet de loi de finances rectificative 2008, le président du parti radical de gauche a assorti son vote de propositions qui ne manqueront pas d'éveiller toute l'attention des décideurs politiques dans le département de l'Aube.
"Il faut sortir les collectivités d’une situation financière liée aux conditions de leur endettement mais aussi aux effets de la récession sur les recettes de taxe professionnelle, de droits de mutation et de foncier bâti. Il faut imposer aux banques de renégocier les prêts avec des taux fixes au lieu des taux variables qui livrent nos collectivités à la spéculation...."
Dans l'Aube: Jean-Claude Mathis et Philippe Adnot en première ligne
Dans ce contexte, et au vu des conditions de renégociation de prêts d'Aube Immobilier (ex OPAC) présentés successivement pour recueillir la garantie de la Ville de Troyes et de la Communauté de l'Agglomération Troyenne (CAT), le président de l'OPAC de l'Aube Jean-Claude Mathis, député UMP de la 2ème circonscription et son collègue sénateur (RASNAG) Philippe Adnot, président du Conseil général de l'Aube et membre de la commission des Finances du Sénat devront prendre la mesure de ces risques. Ils devront tout en oeuvre mettre pour assurer la bonne gouvernance et la bonne gestion des organismes dont ils ont la charge afin de préserver l'intérêt des locataires et des contribuables, comme les y invite leur collègue François Baroin, président de la CAT.
Langage diplomatique
Brève de CAT: Les amateurs d'euphémismes apprécieront la formulation tout en nuances de François Baroin à l'assemblée plénière de la CAT, le 15 octobre : "A ma connaissance, il n'y a pas de clignotant trop allumé chez les bailleurs sociaux de notre département". La proposition faite par Jaïm Myara de demander au préfet de réunir les différents acteurs concernés par ce dossier afin de faire toute la lumière sur ces garanties reste donc la solution idoine...
Revue de presse
Libération Champagne, édition du 25 octobre: "Etre ferme sur les prêts d'Aube Immobilier"
Libération Champagne. Edition du 26 octobre. "Les garanties d'emprunt à Aube Immobilier sous l'œil de la Communauté d'agglomération troyenne"
PRG Aube: Discussion du Projet de loi de finances rectificative 2008 : Intervention de JM BAYLET, président du PRG au Sénat
C'est au nom de l'intérêt européen et d'une vision radicale de l'Europe fédérale que Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche et sénateur de Tarn et Garonne a expliqué le vote des parlementaires radicaux de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat: "il est du devoir d’une opposition responsable et sûre d’elle-même de dépasser les strictes considérations partisanes pour s’attacher à l’intérêt public national –et, en l’occurrence, à l’intérêt du continent européen– tout en aiguillonnant le pouvoir exécutif et en le rappelant à l’objectif de justice sociale sans lequel aucune politique économique n’a de sens puisqu’elle ne se donne pas l’Homme comme mesure et comme finalité"...
...agir local
Lors de cette même séance de Discussion du Projet de loi de finances rectificative 2008, le président du parti radical de gauche a assorti son vote de propositions qui ne manqueront pas d'éveiller toute l'attention des décideurs politiques dans le département de l'Aube.
"Il faut sortir les collectivités d’une situation financière liée aux conditions de leur endettement mais aussi aux effets de la récession sur les recettes de taxe professionnelle, de droits de mutation et de foncier bâti. Il faut imposer aux banques de renégocier les prêts avec des taux fixes au lieu des taux variables qui livrent nos collectivités à la spéculation...."
Dans l'Aube: Jean-Claude Mathis et Philippe Adnot en première ligne
Dans ce contexte, et au vu des conditions de renégociation de prêts d'Aube Immobilier (ex OPAC) présentés successivement pour recueillir la garantie de la Ville de Troyes et de la Communauté de l'Agglomération Troyenne (CAT), le président de l'OPAC de l'Aube Jean-Claude Mathis, député UMP de la 2ème circonscription et son collègue sénateur (RASNAG) Philippe Adnot, président du Conseil général de l'Aube et membre de la commission des Finances du Sénat devront prendre la mesure de ces risques. Ils devront tout en oeuvre mettre pour assurer la bonne gouvernance et la bonne gestion des organismes dont ils ont la charge afin de préserver l'intérêt des locataires et des contribuables, comme les y invite leur collègue François Baroin, président de la CAT.
Langage diplomatique
Brève de CAT: Les amateurs d'euphémismes apprécieront la formulation tout en nuances de François Baroin à l'assemblée plénière de la CAT, le 15 octobre : "A ma connaissance, il n'y a pas de clignotant trop allumé chez les bailleurs sociaux de notre département". La proposition faite par Jaïm Myara de demander au préfet de réunir les différents acteurs concernés par ce dossier afin de faire toute la lumière sur ces garanties reste donc la solution idoine...
Revue de presse
Libération Champagne, édition du 25 octobre: "Etre ferme sur les prêts d'Aube Immobilier"
Libération Champagne. Edition du 26 octobre. "Les garanties d'emprunt à Aube Immobilier sous l'œil de la Communauté d'agglomération troyenne"
PRG Aube: Discussion du Projet de loi de finances rectificative 2008 : Intervention de JM BAYLET, président du PRG au Sénat
PRG Cercle Pierre Mendès-France
16 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 16 Octobre 2008 à 22:11
Conseil municipal de Troyes
Garanties d'emprunts à risque d'Aube Immobilier: Jaïm Myara s'adresse au préfet de l'Aube
Un problème de gouvernance
A Troyes, par une incongruité démocratique dont seul François Baroin possède la clé, les conseillers municipaux de l'opposition ne sont pas représentés dans le conseil d'administration des bailleurs sociaux: Aube immobiler (OPAC de l'Aube), Troyes Habitat, Siaba, Mon Logis.
Pourtant, ce serait une mesure d'intérêt général de permettre à l'opposition municipale de disposer d'informations sur les bailleurs sociaux et d'une représentation. Au moins pour pouvoir être en position de jouer le rôle de contre-pouvoir et de contrôle dévolu par les institutions, et surtout pour ne pas être mis devant le fait accompli lorsque des rapports arrivant a posteriori (ce qui relève de pratiques de gouvernance pour le moins légères!) sont présentés aux assemblées délibérantes.
Pour autant, l'opposition municipale entend jouer son rôle de contrôle de l'action publique et des outils de leur mise en oeuvre. Les demandes de garantie pour une renégociation d'emprunts potentiellement à risque (20 millions d'euros et 8 millions d'euros) déposées par Aube Immobilier près de six mois après leur passation ont fait l'objet d'un retrait de l'ordre du jour du Conseil municipal du 25 septembre (voir Libération Champagne, L'est Eclair et Auboisement Correct )
La crise actuelle donne raison aux conseillers municipaux de gauche. Par principe, il n'est pas question que la ville de Troyes garantisse a posteriori des emprunts sans disposer des informations financières indispensables à la prise de décision.
Mieux vaut prévenir que guérir
Jaïm Myara, chef de file du groupe de gauche au conseil municipal de Troyes et vice-président du conseil régional de Champagne Ardenne en charge de l'économie, s'adresse au préfet de l'Aube dans un entretien paru le 15 octobre afin de lui demander "de faire la lumière sur toutes les garanties d'emprunts dont ont bénéficié à ce jour les bailleurs sociaux". A cette fin, plusieurs questions devront être posées: "Quelle est la nature de leurs engagements à long terme ? Quelle part de risques comportent les emprunts qu'ils ont contractés?"
Le bouclier social plutôt que le bouclier fiscal
Passé cet épisode, il conviendra de se demander si le budget 2009 que compte présenter François Baroin au conseil municipal de Troyes va intégrer toutes des dimensions de la crise économique et tenir compte de la dégradation de la situation des habitants. Et quel soutien la collectivité entend accorder aux PME et aux Troyens, dans le cadre de la mise en place d'un bouclier social que les élus de gauche appellent de leurs voeux.
Revue de presse
- Libération Champagne, Edition du 15 octobre 2008. "Etre ferme sur les emprunts d'Aube Immobilier"]
- Libération Champagne, Edition du 26 septembre 2008: "Les emprunts à risque d'Aube Immobilier".]
- Auboisement Correct: Jaïm Myara persuade François Baroin de reporter l'examen de deux rapports controversés.
A Troyes, par une incongruité démocratique dont seul François Baroin possède la clé, les conseillers municipaux de l'opposition ne sont pas représentés dans le conseil d'administration des bailleurs sociaux: Aube immobiler (OPAC de l'Aube), Troyes Habitat, Siaba, Mon Logis.
Pourtant, ce serait une mesure d'intérêt général de permettre à l'opposition municipale de disposer d'informations sur les bailleurs sociaux et d'une représentation. Au moins pour pouvoir être en position de jouer le rôle de contre-pouvoir et de contrôle dévolu par les institutions, et surtout pour ne pas être mis devant le fait accompli lorsque des rapports arrivant a posteriori (ce qui relève de pratiques de gouvernance pour le moins légères!) sont présentés aux assemblées délibérantes.
Pour autant, l'opposition municipale entend jouer son rôle de contrôle de l'action publique et des outils de leur mise en oeuvre. Les demandes de garantie pour une renégociation d'emprunts potentiellement à risque (20 millions d'euros et 8 millions d'euros) déposées par Aube Immobilier près de six mois après leur passation ont fait l'objet d'un retrait de l'ordre du jour du Conseil municipal du 25 septembre (voir Libération Champagne, L'est Eclair et Auboisement Correct )
La crise actuelle donne raison aux conseillers municipaux de gauche. Par principe, il n'est pas question que la ville de Troyes garantisse a posteriori des emprunts sans disposer des informations financières indispensables à la prise de décision.
Mieux vaut prévenir que guérir
Jaïm Myara, chef de file du groupe de gauche au conseil municipal de Troyes et vice-président du conseil régional de Champagne Ardenne en charge de l'économie, s'adresse au préfet de l'Aube dans un entretien paru le 15 octobre afin de lui demander "de faire la lumière sur toutes les garanties d'emprunts dont ont bénéficié à ce jour les bailleurs sociaux". A cette fin, plusieurs questions devront être posées: "Quelle est la nature de leurs engagements à long terme ? Quelle part de risques comportent les emprunts qu'ils ont contractés?"
Le bouclier social plutôt que le bouclier fiscal
Passé cet épisode, il conviendra de se demander si le budget 2009 que compte présenter François Baroin au conseil municipal de Troyes va intégrer toutes des dimensions de la crise économique et tenir compte de la dégradation de la situation des habitants. Et quel soutien la collectivité entend accorder aux PME et aux Troyens, dans le cadre de la mise en place d'un bouclier social que les élus de gauche appellent de leurs voeux.
Revue de presse
- Libération Champagne, Edition du 15 octobre 2008. "Etre ferme sur les emprunts d'Aube Immobilier"]
- Libération Champagne, Edition du 26 septembre 2008: "Les emprunts à risque d'Aube Immobilier".]
- Auboisement Correct: Jaïm Myara persuade François Baroin de reporter l'examen de deux rapports controversés.
Marc Bauland - Cercle Pierre Mendès France
15 Octobre 2008
Rédigé par Marc Bauland - Cercle Pierre Mendès France le 15 Octobre 2008 à 17:35
Pour Yvon Collin, président du groupe RDSE au Sénat (PRG et divers gauche), le projet de loi Boutin n'est pas à la mesure de la crise actuelle du logement:
- L’accès au logement est devenu discriminatoire et profondément injuste.
- De nombreux dispositifs favorisent avant tout la spéculation foncière et immobilière et contribuent, in fine, au renchérissement des loyers, en particulier dans le secteur privé.
- Quant au secteur du logement social, malgré la mobilisation régulière des pouvoirs publics pour le rendre plus juste et plus transparent, la situation reste figée.
PRG Cercle Pierre Mendès-France
14 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 14 Octobre 2008 à 22:11
Le sénateur Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le Taser, alors que son importateur français s'en est pris à la maire PS de Lille Martine Aubry qui avait évoqué sa dangerosité.
"Les pressions judiciaires qu'exercent la société qui commercialise les armes Taser (pistolets à impulsions électriques, ndlr) sur les responsables politiques français qui s'interrogent sur la dangerosité de ces matériels deviennent parfaitement inadmissibles dans une démocratie", déclare M. Baylet dans un communiqué.
"Compte-tenu de la gravité de faits qui font polémique, je réclame la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur la dangerosité et l'utilisation des Taser", ajoute-t-il.
L'importateur français du Taser, SMP Technologies, a annoncé mardi avoir sommé par huissier Mme Aubry de s'expliquer après ses déclarations sur "le danger" de cette arme qui aurait fait selon elle "290 morts en Amérique du Nord".
SMP Technologies a par ailleurs assigné en diffamation Olivier Besancenot et le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H), pour avoir aussi affirmé que l'arme avait causé des morts aux Etats-Unis. Le procès du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devrait avoir lieu le 20 octobre à Paris devant la 17e chambre civile
Source : AFP 10 octobre 2008
NDLR: Déposée vendredi 10 octobre, la demande de commission d'enquête parlementaire revêt une dimension d'autant plus actuelle depuis la mise en garde à vue du PDG de Taser France dans le cadre de l'affaire d'espionnage dont a fait l'objet le leader de la LCR, révélée par la presse française dans la journée du 14 octobre.
Voir L'Express
"Les pressions judiciaires qu'exercent la société qui commercialise les armes Taser (pistolets à impulsions électriques, ndlr) sur les responsables politiques français qui s'interrogent sur la dangerosité de ces matériels deviennent parfaitement inadmissibles dans une démocratie", déclare M. Baylet dans un communiqué.
"Compte-tenu de la gravité de faits qui font polémique, je réclame la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur la dangerosité et l'utilisation des Taser", ajoute-t-il.
L'importateur français du Taser, SMP Technologies, a annoncé mardi avoir sommé par huissier Mme Aubry de s'expliquer après ses déclarations sur "le danger" de cette arme qui aurait fait selon elle "290 morts en Amérique du Nord".
SMP Technologies a par ailleurs assigné en diffamation Olivier Besancenot et le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H), pour avoir aussi affirmé que l'arme avait causé des morts aux Etats-Unis. Le procès du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devrait avoir lieu le 20 octobre à Paris devant la 17e chambre civile
Source : AFP 10 octobre 2008
NDLR: Déposée vendredi 10 octobre, la demande de commission d'enquête parlementaire revêt une dimension d'autant plus actuelle depuis la mise en garde à vue du PDG de Taser France dans le cadre de l'affaire d'espionnage dont a fait l'objet le leader de la LCR, révélée par la presse française dans la journée du 14 octobre.
Voir L'Express
PRG Cercle Pierre Mendès-France
Tags :
taser besancenot commission d'
14 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 14 Octobre 2008 à 14:19
Parce que la deuxième version reste tout aussi inacceptable et dangereuse que la première,
Parce que nous refusons d'être fichés sur de simples suspicions,
Parce que ce décret porte atteintes aux libertés des citoyens,
Parce que nous exigeons le retrait de ce décret,
Nous appelons à un rassemblement
le 16 octobre 2008
devant la Préfecture de l'Aube
à 17h30
Texte de l'appel:
Derrière EDVIRSP, EDVIGE 2.0 :
Fichez la paix aux libertés
La deuxième version n’est pas plus acceptable que la première.
Plusieurs aspects importants et tout aussi dangereux demeurent.
Certains reculs partiels, comme le retrait de la vie sexuelle ou de l’état de santé, sont prétexte à avancer dans des propositions qui restent très inquiétantes au regard du texte de 1991. C’est là une stratégie aussi classique que détestable, une tactique qui ne peut pas longtemps faire illusion.
La notion de trouble à l’ordre public, inquiétante au regard des droits démocratiques, est devenue atteinte à la sécurité publique. La notion d’atteinte à la sécurité publique est floue et peut recouvrir de situations différentes. Les risques qui pèsent sur les libertés citoyennes sont réels. Les citoyens sont fichés sur de simples suspicions, sans avoir commis aucune infraction.
Les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli » en trompe l’œil. Le « droit à l’oubli » pour les mineurs, est certes une petite avancée par rapport au texte de juillet mais il ne peut faire oublier qu’il s’agit pour la première fois de ficher des mineurs et ce sur de simples soupçons, sans l’existence du moindre délit. Et de plus, c’est en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant notamment en ce qui touche la protection de leur vie privée.
Des données extrêmement sensibles sont toujours collectées et traitées : origines « raciales » ou ethniques, opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale.
Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE » appelle les citoyennes et les citoyens de ce pays, épris de liberté et attachés au respect des droits, à continuer à manifester leur attachement aux valeurs démocratiques en signant la pétition « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE », et en réclamant le retrait du décret EDVIGE et le refus de tout texte qui viserait à le sauvegarder sous une forme déguisée.
Poursuivons la mobilisation
Collectif aubois :
AuboisementCorrect, ADFI Aube (Association de Défense des Familles et de l'Individu victime de sectes Aube), BBB (Black Blanc Beur), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), MJS, MRC, PCF, Parti Radical de Gauche (PRG), PS, Les Verts, CFDT, CGT, SNUIPP-FSU et des citoyens à titre individuel
Parce que nous refusons d'être fichés sur de simples suspicions,
Parce que ce décret porte atteintes aux libertés des citoyens,
Parce que nous exigeons le retrait de ce décret,
Nous appelons à un rassemblement
le 16 octobre 2008
devant la Préfecture de l'Aube
à 17h30
Texte de l'appel:
Derrière EDVIRSP, EDVIGE 2.0 :
Fichez la paix aux libertés
La deuxième version n’est pas plus acceptable que la première.
Plusieurs aspects importants et tout aussi dangereux demeurent.
Certains reculs partiels, comme le retrait de la vie sexuelle ou de l’état de santé, sont prétexte à avancer dans des propositions qui restent très inquiétantes au regard du texte de 1991. C’est là une stratégie aussi classique que détestable, une tactique qui ne peut pas longtemps faire illusion.
La notion de trouble à l’ordre public, inquiétante au regard des droits démocratiques, est devenue atteinte à la sécurité publique. La notion d’atteinte à la sécurité publique est floue et peut recouvrir de situations différentes. Les risques qui pèsent sur les libertés citoyennes sont réels. Les citoyens sont fichés sur de simples suspicions, sans avoir commis aucune infraction.
Les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli » en trompe l’œil. Le « droit à l’oubli » pour les mineurs, est certes une petite avancée par rapport au texte de juillet mais il ne peut faire oublier qu’il s’agit pour la première fois de ficher des mineurs et ce sur de simples soupçons, sans l’existence du moindre délit. Et de plus, c’est en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant notamment en ce qui touche la protection de leur vie privée.
Des données extrêmement sensibles sont toujours collectées et traitées : origines « raciales » ou ethniques, opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale.
Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE » appelle les citoyennes et les citoyens de ce pays, épris de liberté et attachés au respect des droits, à continuer à manifester leur attachement aux valeurs démocratiques en signant la pétition « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE », et en réclamant le retrait du décret EDVIGE et le refus de tout texte qui viserait à le sauvegarder sous une forme déguisée.
Poursuivons la mobilisation
Collectif aubois :
AuboisementCorrect, ADFI Aube (Association de Défense des Familles et de l'Individu victime de sectes Aube), BBB (Black Blanc Beur), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), MJS, MRC, PCF, Parti Radical de Gauche (PRG), PS, Les Verts, CFDT, CGT, SNUIPP-FSU et des citoyens à titre individuel
PRG Cercle Pierre Mendès-France
12 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 12 Octobre 2008 à 14:13
"Quand l'économie, la technique, l'emportent sur la politique et la culture, quant l'argent vaut plus que l'homme, il ne s'agit plus d'une crise financière mais d'une crise de civilisation". Intervention d'Yvon Collin, président du groupe RDSE au Sénat, délégué général du Parti Radical de Gauche au sénat le 8 octobre 2008.
Yvon Collin, président du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) au Sénat, Délégué général du PRG
Mes chers collègues,
La pensée économique libérale, hier si arrogante, si sûre de détenir la vérité incontestable, semble découvrir aujourd'hui un mot qu'elle rejetait avec dédain jusque-là : régulation.
La crise financière a au moins un mérite, celui d'avoir fait vaciller un dogme, celui de l'établissement probable d'une démocratie universelle fondée sur un marché libre et sans entrave.
Les causes de la situation actuelle, nous les connaissons tous. La première est indiscutablement la déconnexion totale entre l'activité financière et l'économie de production.
Une autre cause est à rechercher dans l'organisation de pénuries factices. Quand le calcul froid autorise des acteurs financiers à organiser, pour leur seul intérêt à court terme, la raréfaction de biens aussi essentiels que les ressources naturelles, les sources énergétiques ou les produits alimentaires de base, l'économie n'a plus aucune colonne vertébrale de morale.
Et ces causes n'ont pu jouer que grâce à un abandon politique général : nous avons consenti au retrait quasi total de la puissance publique du champ économique. Je dis bien nous car la gauche, notamment européenne, s'est montrée parfois aussi empressée que la droite à se prosterner devant le marché-roi, limitant alors son projet à une redistribution sociale à la marge.
Alors oui, il faut réguler :
Le système de Bretton-Woods doit être totalement repensé.
Les marchés de bourse doivent être encadrés.
Il faut imposer aux institutions financières de nouvelles règles de responsabilité quant à leurs risques et à leurs liquidités.
Enfin, il est impératif que la puissance publique rassure les épargnants, affolés par l'imprévoyance -peut-on dire l'incompétence ?- de spécialistes réputés.
Mais quand nous aurions fait tout cela, nous aurions finalement échappé à l'essentiel du diagnostic : quand l'économie, la technique, l'emportent sur la politique et la culture, quant l'argent vaut plus que l'homme, il ne s'agit plus d'une crise financière mais d'une crise de civilisation.
Alors que faire si l'on ne se contente pas du rôle de Cassandre ?
Premièrement, revenir à l'économie réelle. Dans le plan d'urgence esquissé par le gouvernement français, chacun voit que la préoccupation essentielle va vers les banques avec le souci de rassurer les particuliers. Même si je ne compte pas pour rien l'annonce du rachat de 30.000 logements ni celle d'une ligne de crédit en faveur de l'investissement des PME, il m'apparaît que c'est bien peu à côté de la garantie donnée aux risques bancaires. Or, nous ne rééquilibrerons pas le système sans changer cette disproportion.
Je vois aussi venu le temps d'une grande initiative européenne inspirée, disons-le, du Keynésianisme et non plus de la stricte orthodoxie monétaire dont chacun peut mesurer les effets.
Un programme européen de grands travaux, aussi bien pour l'Europe elle-même que pour le monde en développement, pourquoi pas ?
Pourquoi pas aussi un Fonds européen de développement ayant pour double objectif de soutenir le regroupement des entreprises européennes en les aidant à faire face à la concurrence extérieure et particulièrement à celle des pays émergents en forte croissance, mais également en forçant à la constitution de pôles européens de développement industriel et de services à forte valeur ajoutée ?
C'est aussi une nouvelle éthique du rapport entre le pouvoir politique et le pouvoir économique que la crise doit nous aider à concevoir.
Demain, comme l'exemple des entreprises mondiales les plus performantes le montre déjà, l'aide publique ne sera utile que si elle est assortie de critères environnementaux, de conditions sociales et d'un impératif démocratique, dans les pays de production comme à l'intérieur des unités de production. Inventons et tâchons d'exporter un nouveau modèle de civisme d'entreprise.
Et l'on me permettra enfin de poser une question précise au Gouvernement : puisque le dogme du marché et de la concurrence sacro-sainte s'écroule, est-il encore temps de faire du dogmatisme ?
Je ne prendrai qu'un seul exemple puisqu'il est dans l'actualité, celui de La Poste pour laquelle l'expression « ouverture du capital » cache mal l'objectif véritable de privatisation. A l'heure où même les Etats-Unis volent au secours d'institutions privées avec de l'argent public, à l'heure où l'Angleterre nationalise une banque aussitôt prise d'assaut par les épargnants rassurés, à l'heure où Mme Merkel renonce à son libéralisme pour sauver « sa » banque, à cette heure-là, est-il bien raisonnable de démanteler un service public qui garantit la solidarité entre nos territoires et la proximité avec les personnes les plus faibles ?
C'est au contraire le temps de réhabiliter le service public et de plaider pour de grand services publics européens (l'eau de l'Europe, les trains de l'Europe, la poste de l'Europe.) qui feraient enfin vivre concrètement l'idée européenne aux yeux et au cour de nos concitoyens.
Je suis, comme la plupart d'entre vous, un militant engagé, c'est-à-dire un optimiste pour qui le pire n'est jamais certain. Vous avez tous en mémoire la formule consacrée « Vive la crise ». Grâce à elle, ce que nous hésitions à faire pour l'environnement, pour le droit social, pour l'homme plus généralement, la crise va nous forcer à l'entreprendre. Alors, au-delà des querelles stériles ou des clivages partisans, en avant !
Car la résignation creuserait la dépression. Seule l'action politique résolue permettra de la surmonter. »
La pensée économique libérale, hier si arrogante, si sûre de détenir la vérité incontestable, semble découvrir aujourd'hui un mot qu'elle rejetait avec dédain jusque-là : régulation.
La crise financière a au moins un mérite, celui d'avoir fait vaciller un dogme, celui de l'établissement probable d'une démocratie universelle fondée sur un marché libre et sans entrave.
Les causes de la situation actuelle, nous les connaissons tous. La première est indiscutablement la déconnexion totale entre l'activité financière et l'économie de production.
Une autre cause est à rechercher dans l'organisation de pénuries factices. Quand le calcul froid autorise des acteurs financiers à organiser, pour leur seul intérêt à court terme, la raréfaction de biens aussi essentiels que les ressources naturelles, les sources énergétiques ou les produits alimentaires de base, l'économie n'a plus aucune colonne vertébrale de morale.
Et ces causes n'ont pu jouer que grâce à un abandon politique général : nous avons consenti au retrait quasi total de la puissance publique du champ économique. Je dis bien nous car la gauche, notamment européenne, s'est montrée parfois aussi empressée que la droite à se prosterner devant le marché-roi, limitant alors son projet à une redistribution sociale à la marge.
Alors oui, il faut réguler :
Le système de Bretton-Woods doit être totalement repensé.
Les marchés de bourse doivent être encadrés.
Il faut imposer aux institutions financières de nouvelles règles de responsabilité quant à leurs risques et à leurs liquidités.
Enfin, il est impératif que la puissance publique rassure les épargnants, affolés par l'imprévoyance -peut-on dire l'incompétence ?- de spécialistes réputés.
Mais quand nous aurions fait tout cela, nous aurions finalement échappé à l'essentiel du diagnostic : quand l'économie, la technique, l'emportent sur la politique et la culture, quant l'argent vaut plus que l'homme, il ne s'agit plus d'une crise financière mais d'une crise de civilisation.
Alors que faire si l'on ne se contente pas du rôle de Cassandre ?
Premièrement, revenir à l'économie réelle. Dans le plan d'urgence esquissé par le gouvernement français, chacun voit que la préoccupation essentielle va vers les banques avec le souci de rassurer les particuliers. Même si je ne compte pas pour rien l'annonce du rachat de 30.000 logements ni celle d'une ligne de crédit en faveur de l'investissement des PME, il m'apparaît que c'est bien peu à côté de la garantie donnée aux risques bancaires. Or, nous ne rééquilibrerons pas le système sans changer cette disproportion.
Je vois aussi venu le temps d'une grande initiative européenne inspirée, disons-le, du Keynésianisme et non plus de la stricte orthodoxie monétaire dont chacun peut mesurer les effets.
Un programme européen de grands travaux, aussi bien pour l'Europe elle-même que pour le monde en développement, pourquoi pas ?
Pourquoi pas aussi un Fonds européen de développement ayant pour double objectif de soutenir le regroupement des entreprises européennes en les aidant à faire face à la concurrence extérieure et particulièrement à celle des pays émergents en forte croissance, mais également en forçant à la constitution de pôles européens de développement industriel et de services à forte valeur ajoutée ?
C'est aussi une nouvelle éthique du rapport entre le pouvoir politique et le pouvoir économique que la crise doit nous aider à concevoir.
Demain, comme l'exemple des entreprises mondiales les plus performantes le montre déjà, l'aide publique ne sera utile que si elle est assortie de critères environnementaux, de conditions sociales et d'un impératif démocratique, dans les pays de production comme à l'intérieur des unités de production. Inventons et tâchons d'exporter un nouveau modèle de civisme d'entreprise.
Et l'on me permettra enfin de poser une question précise au Gouvernement : puisque le dogme du marché et de la concurrence sacro-sainte s'écroule, est-il encore temps de faire du dogmatisme ?
Je ne prendrai qu'un seul exemple puisqu'il est dans l'actualité, celui de La Poste pour laquelle l'expression « ouverture du capital » cache mal l'objectif véritable de privatisation. A l'heure où même les Etats-Unis volent au secours d'institutions privées avec de l'argent public, à l'heure où l'Angleterre nationalise une banque aussitôt prise d'assaut par les épargnants rassurés, à l'heure où Mme Merkel renonce à son libéralisme pour sauver « sa » banque, à cette heure-là, est-il bien raisonnable de démanteler un service public qui garantit la solidarité entre nos territoires et la proximité avec les personnes les plus faibles ?
C'est au contraire le temps de réhabiliter le service public et de plaider pour de grand services publics européens (l'eau de l'Europe, les trains de l'Europe, la poste de l'Europe.) qui feraient enfin vivre concrètement l'idée européenne aux yeux et au cour de nos concitoyens.
Je suis, comme la plupart d'entre vous, un militant engagé, c'est-à-dire un optimiste pour qui le pire n'est jamais certain. Vous avez tous en mémoire la formule consacrée « Vive la crise ». Grâce à elle, ce que nous hésitions à faire pour l'environnement, pour le droit social, pour l'homme plus généralement, la crise va nous forcer à l'entreprendre. Alors, au-delà des querelles stériles ou des clivages partisans, en avant !
Car la résignation creuserait la dépression. Seule l'action politique résolue permettra de la surmonter. »
PRG Cercle Pierre Mendès-France
10 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 10 Octobre 2008 à 01:05
Fondé voici plus de cent dix ans, héritier des grandes traditions républicaines, hostile à tout dogmatisme, notre Groupe a pour règle d’assurer à tous ses membres une totale liberté d’expression, de décision et de vote.
Il entend que l’esprit de tolérance et de compréhension préside à toutes ses délibérations, ce qui n’exclut pas, le cas échéant, des prises de position d’une grande fermeté à titre individuel ou collectif. En particulier son Président doit exprimer, à la Conférence des Présidents, quand une décision politique importante se présente, la sensibilité majoritaire du groupe réuni au préalable.
Pour libres qu’ils soient de leur expression et de leur vote, les membres du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen se retrouvent sur des choix essentiels :
Ils affirment, en accord avec les principes républicains, leur attachement à l’Etat de droit, aux libertés publiques, aux Droits de l’Homme et du Citoyen et au respect des lois.
Sur le plan des institutions, ils confirment leur volonté d’assurer un respect rigoureux de la Constitution, préservant le rôle, les pouvoirs et les droits du Parlement et notamment du Sénat qui représente, selon notre loi fondamentale, les collectivités locales mais aussi, selon la plus ancienne tradition, le sens de la continuité et du Bien public.
Ils croient à la valeur de la politique qu’ils ne réduisent pas aux seuls impératifs de gestion. La République est une idée toujours neuve, comme l’exprimait jadis Georges Clémenceau. Son exigence est inscrite dans sa devise :
Cette exigence républicaine, la vocation naturelle de notre groupe est de la faire partager par d’autres. Le renouveau du civisme s’adosse naturellement à un patriotisme républicain ouvert sur l’universel. Il n’y a aucune contradiction entre cette exigence républicaine et la volonté de construire une République européenne, à l’écoute des peuples qui la composent.
Pas davantage cette exigence républicaine ne s’oppose à la réforme de l’Etat et à la décentralisation, dès lors qu’elles ne remettent pas en cause la solidarité nationale. Notre groupe entend préserver et favoriser l’autonomie des collectivités locales, creusets de la démocratie.
Il entend également lutter pour réformer notre système d’enseignement et de formation professionnelle afin de valoriser la ressource humaine et la recherche, principaux atouts de la France dans la compétition mondiale et assurer à notre démocratie un avenir conforme aux idéaux qui l’ont fait naître.
Notre groupe entend enfin protéger l’environnement sans remettre en cause l’idéal du progrès économique et social et relever ainsi le défi de ces deux ambitions complémentaires.
Composé d’hommes et de femmes venus d’horizons divers, qui mettent leur engagement personnel et leur sens politique au service d’un renouveau républicain, le Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen entend dépasser les clivages devenus secondaires pour montrer, face aux défis d’une «globalisation» financière en crise, la permanence et l’actualité des grandes valeurs républicaines en France, en Europe et dans le monde.
Il entend que l’esprit de tolérance et de compréhension préside à toutes ses délibérations, ce qui n’exclut pas, le cas échéant, des prises de position d’une grande fermeté à titre individuel ou collectif. En particulier son Président doit exprimer, à la Conférence des Présidents, quand une décision politique importante se présente, la sensibilité majoritaire du groupe réuni au préalable.
Pour libres qu’ils soient de leur expression et de leur vote, les membres du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen se retrouvent sur des choix essentiels :
Ils affirment, en accord avec les principes républicains, leur attachement à l’Etat de droit, aux libertés publiques, aux Droits de l’Homme et du Citoyen et au respect des lois.
Sur le plan des institutions, ils confirment leur volonté d’assurer un respect rigoureux de la Constitution, préservant le rôle, les pouvoirs et les droits du Parlement et notamment du Sénat qui représente, selon notre loi fondamentale, les collectivités locales mais aussi, selon la plus ancienne tradition, le sens de la continuité et du Bien public.
Ils croient à la valeur de la politique qu’ils ne réduisent pas aux seuls impératifs de gestion. La République est une idée toujours neuve, comme l’exprimait jadis Georges Clémenceau. Son exigence est inscrite dans sa devise :
- Liberté fondée sur la laïcité, c’est-à-dire le débat public en dehors des dogmes, à la lumière de la raison naturelle, entre citoyens qui détiennent chacun une parcelle de la souveraineté populaire. La laïcité affirme au-dessus de toute autre, la valeur de la liberté de conscience. Former des citoyens libres est depuis toujours la tâche de l’Ecole républicaine. Mais ce doit être aussi aujourd’hui une des missions du service public de l’audiovisuel et une ambition de la politique culturelle.
- Egalité des chances, toujours à parfaire pour que soient compensés les handicaps de départ, notamment sociaux, et que chacun puisse aller au bout de ses possibilités, conformément au principe de l’élitisme républicain.
- Fraternité qui découle de l’égalité et de la responsabilité des citoyens dans une République humaniste et solidaire où des services publics performants doivent trouver toute leur place.
Cette exigence républicaine, la vocation naturelle de notre groupe est de la faire partager par d’autres. Le renouveau du civisme s’adosse naturellement à un patriotisme républicain ouvert sur l’universel. Il n’y a aucune contradiction entre cette exigence républicaine et la volonté de construire une République européenne, à l’écoute des peuples qui la composent.
Pas davantage cette exigence républicaine ne s’oppose à la réforme de l’Etat et à la décentralisation, dès lors qu’elles ne remettent pas en cause la solidarité nationale. Notre groupe entend préserver et favoriser l’autonomie des collectivités locales, creusets de la démocratie.
Il entend également lutter pour réformer notre système d’enseignement et de formation professionnelle afin de valoriser la ressource humaine et la recherche, principaux atouts de la France dans la compétition mondiale et assurer à notre démocratie un avenir conforme aux idéaux qui l’ont fait naître.
Notre groupe entend enfin protéger l’environnement sans remettre en cause l’idéal du progrès économique et social et relever ainsi le défi de ces deux ambitions complémentaires.
Composé d’hommes et de femmes venus d’horizons divers, qui mettent leur engagement personnel et leur sens politique au service d’un renouveau républicain, le Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen entend dépasser les clivages devenus secondaires pour montrer, face aux défis d’une «globalisation» financière en crise, la permanence et l’actualité des grandes valeurs républicaines en France, en Europe et dans le monde.
PRG Cercle Pierre Mendès-France
8 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 8 Octobre 2008 à 01:34
Ce n'est pas dans la presse? Raison de plus pour que vous le sachiez.
Office du tourisme, épilogue ?
Lavage de linge sale en famille... Au coeur de l'été, Michel, à la CAT, coupe les subventions de l'office de tourisme dirigé par Marc. Au conseil municipal, Philippe demande à François de donner son avis et finalement c'est Lise qui remet Michel à sa place, précisant que "l'office de tourisme n'est pas de la compétence de la CAT." Elle parle bien sûr sous le contrôle de François... Fermez le ban. Le problème c'est que Michel est conseiller municipal délégué de Troyes vice-président de la CAT, de même que Marc qui est vice président de la CAT et adjoint au maire de Troyes. Lise est adjointe au maire de Troyes et François est maire, président de la CAT, député, et il nourrit dit-on des ambitions régionales. Est-ce bien raisonnable?
C'était un petit jardin...
Comment résoudre le problème de la densité urbaine et la pression foncière? Bertrand Chevalier, adjoint à l'urbanisme, a eu l'idée du siècle: On n'a qu'à vendre les espaces verts! Pour en faire quoi? Sais pas... On vend, et après on verra. Résultat, la presse ayant plié bagages peu après 21 heures, la majorité inspirée de la mairie de Troyes a eu raison des arguments de l'opposition pour voter le déclassement du petit jardin du 109 rue Etienne Pédron. Ainsi, une palissade fleurira prochainement sur les bords de ce petit espace qui sera privatisé et vendu au plus offrant. Pour ceux qui seraient en désaccord avec cette mesure, il est toujours possible de se rendre à la permanence de l'adjoint au développement durable, dont on sait qu'il est au service de tous, y compris désormais des promoteurs...
Plus près de toi mon prêt
Il n'aura pas fallu longtemps pour que le bailleur social Aube Immobilier (qui a abandonné son nom ancien d'OPAC, sans doute un peu has been) réponde par voie de presse interposée à la demande de Jaim Myara, chef de file de l'opposition troyenne qui avait suggéré à François Baroin de retirer de l'ordre du jour du conseil troyen une demande de garantie d'emprunt contractée dans le cadre de la "gestion active de la dette" auprès du Franco-Belge Dexia et indexée sur le cours des devises comme le Libor USD, la Livre Sterling et le Yen. Evidemment, les responsables locaux d'Aube Immobilier se déclarent prêts à être entendus par la commission des finances de la ville Troyes. C'est une sage décision. Encore que l'habitude, qui consiste à demander le cautionnement d'un prêt, et ensuite seulement de proposer l'examen des éléments financiers semble très illogique.
Office du tourisme, épilogue ?
Lavage de linge sale en famille... Au coeur de l'été, Michel, à la CAT, coupe les subventions de l'office de tourisme dirigé par Marc. Au conseil municipal, Philippe demande à François de donner son avis et finalement c'est Lise qui remet Michel à sa place, précisant que "l'office de tourisme n'est pas de la compétence de la CAT." Elle parle bien sûr sous le contrôle de François... Fermez le ban. Le problème c'est que Michel est conseiller municipal délégué de Troyes vice-président de la CAT, de même que Marc qui est vice président de la CAT et adjoint au maire de Troyes. Lise est adjointe au maire de Troyes et François est maire, président de la CAT, député, et il nourrit dit-on des ambitions régionales. Est-ce bien raisonnable?
C'était un petit jardin...
Comment résoudre le problème de la densité urbaine et la pression foncière? Bertrand Chevalier, adjoint à l'urbanisme, a eu l'idée du siècle: On n'a qu'à vendre les espaces verts! Pour en faire quoi? Sais pas... On vend, et après on verra. Résultat, la presse ayant plié bagages peu après 21 heures, la majorité inspirée de la mairie de Troyes a eu raison des arguments de l'opposition pour voter le déclassement du petit jardin du 109 rue Etienne Pédron. Ainsi, une palissade fleurira prochainement sur les bords de ce petit espace qui sera privatisé et vendu au plus offrant. Pour ceux qui seraient en désaccord avec cette mesure, il est toujours possible de se rendre à la permanence de l'adjoint au développement durable, dont on sait qu'il est au service de tous, y compris désormais des promoteurs...
Plus près de toi mon prêt
Il n'aura pas fallu longtemps pour que le bailleur social Aube Immobilier (qui a abandonné son nom ancien d'OPAC, sans doute un peu has been) réponde par voie de presse interposée à la demande de Jaim Myara, chef de file de l'opposition troyenne qui avait suggéré à François Baroin de retirer de l'ordre du jour du conseil troyen une demande de garantie d'emprunt contractée dans le cadre de la "gestion active de la dette" auprès du Franco-Belge Dexia et indexée sur le cours des devises comme le Libor USD, la Livre Sterling et le Yen. Evidemment, les responsables locaux d'Aube Immobilier se déclarent prêts à être entendus par la commission des finances de la ville Troyes. C'est une sage décision. Encore que l'habitude, qui consiste à demander le cautionnement d'un prêt, et ensuite seulement de proposer l'examen des éléments financiers semble très illogique.
PRG Cercle Pierre Mendès-France
1 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 1 Octobre 2008 à 19:14
Le groupe de liaison et d’échange de la gauche s’est réuni aujourd’hui dans le cadre de ses rencontres mensuelles.
Le débat a porté sur la gravité de la situation économique et sociale dans le contexte de la crise que traverse le monde et qui marque l’échec d’un système : celui de la finance dérégulée.
Les quatre partis présents (PS, PCF, PRG, MRC), ont décidé d’exiger du gouvernement l’organisation d’un débat parlementaire dans chacune des deux Assemblées.
En outre, nos partis ont confirmé l’organisation d’un forum public, premier d’une série sur les sujets majeurs posés à notre pays.
Cette réunion se tiendra à partir de 18h le 21 octobre et traitera de la crise financière et ses conséquences économiques et sociales tant pour les particuliers que les entreprises.
Enfin les partis de gauche ont souligné l’importance de la mobilisation syndicale du 7 octobre et souhaitent qu’elle remporte un grand succès.
La délégation du PRG était composée de Jean-Michel BAYLET, Yvon COLLIN, Sylvia PINEL, Patrick MOLINOZ, Elisabeth BOYER et Thierry JEANTET.
Le débat a porté sur la gravité de la situation économique et sociale dans le contexte de la crise que traverse le monde et qui marque l’échec d’un système : celui de la finance dérégulée.
Les quatre partis présents (PS, PCF, PRG, MRC), ont décidé d’exiger du gouvernement l’organisation d’un débat parlementaire dans chacune des deux Assemblées.
En outre, nos partis ont confirmé l’organisation d’un forum public, premier d’une série sur les sujets majeurs posés à notre pays.
Cette réunion se tiendra à partir de 18h le 21 octobre et traitera de la crise financière et ses conséquences économiques et sociales tant pour les particuliers que les entreprises.
Enfin les partis de gauche ont souligné l’importance de la mobilisation syndicale du 7 octobre et souhaitent qu’elle remporte un grand succès.
La délégation du PRG était composée de Jean-Michel BAYLET, Yvon COLLIN, Sylvia PINEL, Patrick MOLINOZ, Elisabeth BOYER et Thierry JEANTET.
PRG Cercle Pierre Mendès-France
1 Octobre 2008
Rédigé par PRG Cercle Pierre Mendès-France le 1 Octobre 2008 à 18:45



